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Sociétés

GESTION-La crise du coronavirus balaie les idées reçues-CPR AM

PARIS, 15 avril (Reuters) - La crise du coronavirus fait voler en éclats un certain nombre d’idées reçues, à commencer par celle affirmant que les banques centrales n’ont plus de marges de manoeuvre, dit-on chez CPR AM.

Les consensus sur la rigidité des règles budgétaires et l’absence de solidarité en Europe ainsi que sur l’impossibilité de mettre en place un revenu universel ont également du plomb dans l’aile, écrit Bastien Drut, stratégiste sénior pour la société de gestion, dans une note publiée mercredi.

La rapidité et l’ampleur des réactions des banques centrales et des Etats afin de limiter les dégâts économiques provoqués par la propagation de la pandémie ont fait sauter toutes ces barrières, selon lui.

Du côté de la politique monétaire, la Réserve fédérale américaine et la Banque centrale européenne ont fait taire par des annonces spectaculaires ceux qui estimaient qu’elles étaient à court de munitions, argumente-t-il.

“Au final, les banques centrales basculent dans une nouvelle ère et savoir si elles pratiquent la politique de type ‘helicopter money’ est en train de devenir un débat sémantique”, écrit Bastien Drut.

Le même raisonnement s’applique à la rigidité des règles budgétaires européennes, de nombreux Etats européens étant parvenus à mettre en place des plans de soutiens massifs, poursuit-il.

Même constat pour une solidarité européenne qui ne progresserait plus. Un accord sur une utilisation du Mécanisme européen de stabilité (MES) par les pays qui en auraient besoin a en effet été conclu et l’émission conjointe de dette par les Etats de la zone euro ne paraît plus surréaliste, pointe le stratégiste de CPR AM.

Longtemps cantonnée aux débats théoriques, l’idée d’un revenu universel qui assurerait à chacun de quoi satisfaire ses besoins essentiels prend elle aussi des contours concrets, souligne-t-il.

Le gouvernement américain a en effet déjà annoncé qu’il allait distribuer de l’argent aux ménages et le gouvernement espagnol a fait part de sa volonté d’instaurer un revenu universel permanent “dès que possible”, lit-on dans la note.

“D’autres idées continueront de tomber et d’autres d’émerger”, prévoit Bastien Drut. “Le paysage économique et financier sera radicalement différent après la crise du coronavirus.”

Patrick Vignal, édité par Blandine Hénault

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