October 8, 2019 / 5:03 AM / 2 months ago

L'ESSENTIEL DE L'ACTUALITE A 05H00 GMT (08/10)

FRANCE-L’AUTEUR DE L’ATTAQUE DE LA PRÉFECTURE DE PARIS POSSÉDAIT UNE LISTE DE NOMS DE POLICIERS

PARIS - Les enquêteurs travaillant sur l’attaque de la préfecture de police de Paris ont retrouvé une clé USB “au contenu inquiétant” sur le lieu de travail de l’auteur de la tuerie, Mickael H., a-t-on appris lundi de sources policières.

Le Parisien a été le premier à révéler l’existence de cette clé contenant des vidéos de propagande du groupe Etat islamique, avec des scènes de décapitation, et plusieurs dizaines de noms et données personnelles de fonctionnaires de la Direction du Renseignement de la Préfecture de Police.

Le parquet national antiterroriste a fait état samedi de témoignages de policiers selon lesquels Mickaël H., qui a assassiné quatre de ses collègues - trois hommes et une femme - jeudi à l’arme blanche, aurait justifié les attentats de Charlie Hebdo en 2015 et d’autres exactions commises au nom de l’islam.

Un rapport de la direction du renseignement de la préfecture, remis samedi à Christophe Castaner et que Reuters a pu consulter, indique que ces éléments avaient été rapportés verbalement à la “hiérarchie intermédiaire” mais n’avaient pas fait l’objet d’un signalement écrit.

Le ministre français de l’Intérieur, sur la sellette depuis l’attaque, s’est prononcé lundi pour le signalement automatique de tout fonctionnaire dès qu’un soupçon de radicalisation pèse sur lui.

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WASHINGTON LAISSE LE CHAMP LIBRE À UNE OFFENSIVE TURQUE

WASHINGTON/ISTANBUL - Donald Trump a décidé de retirer des soldats américains du nord-est de la Syrie, ouvrant la voie à une offensive turque contre les rebelles kurdes qui ont chassé les djihadistes du groupe Etat islamique de la région avec l’appui de Washington.

Le président américain, dont la décision a été annoncée dans la nuit de dimanche à lundi par la Maison blanche, a toutefois averti qu’il était prêt à “détruire complètement l’économie turque” si Ankara agissait “hors des limites”.

Interrogé lundi soir lors d’une conférence téléphonique, un haut responsable de l’administration Trump a déclaré que 50 soldats américains dans la région visée par l’armée turque seraient redéployés ailleurs en Syrie, sur le millier de soldats américains présents dans le pays.

Il a ajouté que cette décision de redéployer les troupes ne constituait pas proprement dit un retrait américain de Syrie, alors que Donald Trump avait justifié dans la journée sa décision en déclarant qu’il était temps que les Etats-Unis sortent de “ridicules guerres interminables”.

Le retrait américain de Syrie suscite l’hostilité d’une partie du Congrès, y compris sur les bancs républicains. Le Pentagone et le département d’Etat ont quant à eux désapprouvé l’opération militaire annoncée par Ankara.

Selon un haut responsable turc, les forces turques attendront très probablement le retrait complet des forces américaines présentes dans le nord de la Syrie, qui pourrait prendre une semaine, avant de lancer leur offensive.

Les Forces démocratiques syriennes (FDS), mouvement rebelle dominé par les Kurdes des Unités de protection du peuple (YPG), ont dénoncé “un coup de couteau dans le dos”.

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BREXIT

JOHNSON A DEMANDÉ À MACRON D’ACCÉLÉRER LES NÉGOCIATIONS

LONDRES - Emmanuel Macron doit peser de tout son poids pour accélérer les négociations et faire en sorte qu’un accord soit trouvé entre Londres et Bruxelles sur la question du Brexit, considère le gouvernement britannique.

L’Union européenne ne doit pas se méprendre et penser que le Royaume-Uni restera au sein du bloc au-delà du 31 octobre, ont encore fait savoir les services du Premier ministre britannique.

Pour tenter d’obtenir un nouvel accord de Brexit avant le sommet européen des 17-18 octobre, Boris Johnson a présenté la semaine dernière à Bruxelles un “compromis” visant à résoudre le principal point de blocage, la clause de sauvegarde pour la frontière irlandaise (“backstop”), sans soulever l’enthousiasme de ses interlocuteurs.

Il est revenu à la charge dimanche auprès du président français pour tenter de le convaincre d’avancer sur ce dossier.

A moins de quatre semaines du 31 octobre, date théorique du Brexit, Boris Johnson maintient qu’il ne demandera pas de report en dépit de l’adoption par le Parlement du “Benn Act”.

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LE GOUVERNEMENT FRANÇAIS PRÊT À RÉFLÉCHIR À DES “QUOTAS” POUR L’IMMIGRATION

PARIS - Le Premier ministre, Edouard Philippe, s’est déclaré lundi favorable à l’instauration de “quotas” et au ciblage des “talents” dans le cadre du débat sur “la politique migratoire de la France et de l’Europe” au Parlement.

Parmi les pistes de réflexion gouvernementales figure aussi la lutte contre les abus liés à l’Aide médicale d’Etat (AME) dont bénéficient les étrangers en situation irrégulière.

La France a enregistré l’an dernier un record de 123.000 demandes d’asile, en hausse de 22% par rapport à l’année précédente.

“La question d’un pilotage par objectifs de l’admission au séjour n’est pas ‘taboue’. Je n’ai pas peur de réfléchir à l’idée de ‘quotas’”, a souligné Edouard Philippe, évoquant la possibilité de “fixer chaque année des objectifs d’attraction de compétences rares et de talents”.

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SIX PRÉVENUS À LA BARRE DANS LE VOLET FINANCIER DE l’AFFAIRE KARACHI

PARIS - Six prévenus dont un ex-ministre, un dirigeant de LVMH et un intermédiaire aussi renommé que sulfureux comparaissent depuis lundi au tribunal correctionnel de Paris, où flotteront quatre semaines durant l’ombre de la campagne présidentielle de 1995 et celle de l’attentat de Karachi en 2002.

Le procès est celui d’une affaire politico-financière pratiquement sans équivalent dans l’histoire récente, liée à des soupçons de rétrocommissions sur des contrats d’armement avec le Pakistan et l’Arabie saoudite qui auraient pu servir à financer les activités politiques d’Edouard Balladur.

Ces contrats troubles, conclus en 1994, sont au nombre de cinq, quatre portant sur la livraison de frégates à l’Arabie saoudite et un autre, représentant à lui seul 5,4 milliards de francs (826 millions d’euros), sur la vente de sous-marins au Pakistan, selon les documents judiciaires que Reuters a pu consulter.

Ils sont à l’origine de circuits d’argent occultes qui transitent par des sociétés écrans et des comptes off-shore et semblent revenir en bout de chaîne partiellement en France - des rétrocommissions.

Deux autres protagonistes, Edouard Balladur et François Léotard, n’ont en revanche rien à craindre de ce premier procès puisqu’ils doivent normalement comparaître séparément devant la Cour de justice de la République (CJR), seule juridiction habilitée à juger des ministres pour des faits commis dans l’exercice de leurs fonctions.

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EXTINCTION REBELLION REPART EN CAMPAGNE, ARRESTATIONS À LONDRES

LONDRES - La police londonienne a annoncé lundi l’arrestation de 276 personnes participant à des actions de désobéissance civile organisées par le mouvement Extinction Rebellion, qui dénonce l’inaction des gouvernements face au dérèglement climatique.

Au total, ce sont plusieurs milliers de manifestants qui ont pris part à des actions dans le monde entier, au début d’une campagne de mobilisation qui doit s’étaler sur deux semaines.

A Londres, Berlin ou Amsterdam, des militants ont bloqué des places, rues ou ponts. Des actions ont également été organisées en France, en Autriche, en Australie, en Espagne, en Nouvelle-Zélande ou dans le quartier des affaires à New York.

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LE NOBEL DE MÉDECINE DISTINGUE TROIS SPÉCIALISTES DE L’OXYGÉNATION DES CELLULES

STOCKHOLM - Le prix Nobel 2019 de médecine a été attribué aux professeurs Gregg Semenza, Peter Ratcliffe et William Kaelin pour leurs découvertes des processus d’adaptation des cellules aux besoins en oxygène, a annoncé lundi l’académie Nobel.

Le Nobel de médecine est le premier des prix Nobel décernés chaque année. Suivront les annonces des prix Nobel de physique (mardi) et de chimie (mercredi).

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NISSAN-CONSEIL TENDU EN PERSPECTIVE, LE CHOIX DU DG DIVISE

TOKYO/PEKIN/PARIS - Le conseil d’administration de Nissan se réunit mardi sur fond de divisions sur le choix du futur directeur général du constructeur automobile japonais en difficulté, notamment entre le président du comité des nominations et un dirigeant influent de Nissan, ont dit à Reuters des sources proches du dossier.

Les dissonances au coeur même de Nissan sur le choix du nouveau directeur général du deuxième groupe automobile japonais illustrent à quel point les turbulences provoquées par la chute de Carlos Ghosn, l’homme fort de l’alliance Renault-Nissan et président de Nissan, fin 2018, puis de son bras droit Hiroto Saikawa, le mois dernier, restent palpables. Et ce alors que les relations entre Renault et Nissan sont elles aussi fragiles.

La course à la tête de Nissan s’est resserrée d’un cran autour de trois vétérans de Renault-Nissan, auditionnés par le président de Renault mardi dernier à la veille du 4e conseil opérationnel de l’alliance au Technocentre, à l’ouest de Paris.

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