September 24, 2019 / 3:54 AM / 23 days ago

Huawei-Audience à Vancouver sur l'arrestation de Meng Wanzhou à l'aéroport

VANCOUVER, 24 septembre (Reuters) - Il n’y a aucune preuve que les autorités canadiennes ont agi de manière inappropriée lors de l’arrestation de la directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, à l’aéroport de Vancouver il y a près de dix mois, déclare le procureur général du Canada dans un document de justice publié lundi.

Ce document a été rendu public alors que Meng et ses avocats comparaissaient devant la Cour suprême de Colombie-Britannique à Vancouver pour demander des informations supplémentaires au sujet de l’arrestation, notamment des contacts entre les autorités américaines et canadiennes.

Les avocats de Meng veulent démontrer que son arrestation était illégale et cherchent à faire suspendre la procédure d’extradition dont elle fait l’objet.

Meng Wanzhou, 47 ans, fille du fondateur de Huawei, a été arrêtée le 1er décembre 2018 par les autorités canadiennes à l’aéroport de Vancouver alors qu’elle était en transit entre deux vols. Elle a été libérée sous caution le 12 décembre avec obligation de rester au Canada.

Fin janvier, les Etats-Unis ont dévoilé des chefs d’inculpation contre Huawei, deux de ses filiales et sa directrice financière, pour fraude bancaire et électronique visant à contourner les sanctions contre l’Iran.

Les relations entre Ottawa et Pékin se sont fortement dégradées depuis l’interpellation de Meng Wanzhou. Deux Canadiens ont été arrêtés en Chine pour atteinte à la sécurité nationale depuis cette date.

NON-RESPECT DES DROITS DE MENG, DISENT SES AVOCATS

L’audience est prévue jusqu’à mercredi et devrait reprendre le 30 septembre pour une durée de cinq jours. La justice canadienne a fixé au 20 janvier 2020 la première audience d’extradition de Meng Wanzhou, qui bénéficie d’une liberté sous caution.

“Rien ne prouve que le comportement des autorités, canadiennes ou étrangères, ait compromis l’équité de la procédure d’extradition”, affirme le procureur général du Canada par l’intermédiaire d’un avocat cité dans le document.

“Cela ne servirait à rien de fournir des informations supplémentaires”, ajoute-t-il, précisant que les avocats de Meng n’avaient pas démontré que ses réclamations pouvaient justifier l’arrêt de la procédure d’extradition.

Selon le document, de nombreuses informations ont déjà été communiquées à Meng Wanzhou et ses avocats, notamment des notes manuscrites de la police et des agents des services frontaliers, mais aussi des enregistrements vidéos de l’aéroport.

Lors de l’audience de lundi, l’avocat de Meng, Richard Peck, a déclaré que des agents de l’Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) avaient retardé le respect des droits de leur cliente, permettant à l’ASFC de l’interroger, dans le but de communiquer ces informations à la police canadienne et au FBI.

“Nous appelons cela une ‘enquête criminelle’ sous le couvert d’un examen d’admissibilité à des fins d’immigration”, a dit Richard Peck.

Selon le procureur général du Canada, les agents de l’ASFC ont agi en vertu de “l’autorité légitime visant à déterminer si la demandeuse et ses biens étaient admissibles au Canada. (Arthur Connan pour le service français)

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