September 12, 2019 / 11:03 AM / 2 months ago

RPT-BOURSE-Alstom chute en Bourse après la sortie partielle de Bouygues

(Répétition)

PARIS, 12 septembre (Reuters) - Le titre Alstom perdait plus de 5% jeudi en fin de matinée après que Bouygues , son principal actionnaire, a vendu près de la moitié de sa participation, prenant ainsi acte de l’écart grandissant entre les coeurs de métier des deux groupes.

Vers 10h30 GMT, l’action du groupe désormais centré sur les transports cédait 5,0533% à 37,39 euros, accusant la plus forte baisse d’un indice Stoxx 600 peu changé (-0,06%). De son côté, le titre Bouygues reculait de 0,1143%.

Cela ramène à un peu plus de 6% la progression de l’action Alstom depuis le début de l’année alors que la valeur avait gagné 1,9% en 2018 et 32,2% en 2017.

“C’est un moment opportun pour faire ce type d’opération. Bouygues a joué et continuera de jouer son rôle de premier actionnaire (d’Alstom)”, a dit un porte-parole du groupe de BTP, de télécoms et de médias.

Bouygues a annoncé mercredi soir avoir mis en vente près de 13% du capital d’Alstom au prix de 37 euros par action, transaction qui lui a permis de lever 1,08 milliard d’euros.

Le groupe, qui était entré au capital d’Alstom en 2006 avec le rachat à l’époque de la part de l’Etat français, ramène ainsi sa participation à 14,7% tout en conservant deux sièges au conseil d’administration du groupe.

Le porte-parole de Bouygues a déclaré qu’aucune décision n’avait été prise au sujet des parts qu’il détient encore dans Alstom, rappelant au passage que le groupe s’était engagé à ne pas vendre de titres pendant une période de six mois.

Cela faisait des mois que les intervenants de marché attendaient que Bouygues - qui avait un temps espéré faire d’Alstom un géant du nucléaire et de l’énergie avec Areva - se décide à vendre tout ou partie de ses titres dans le groupe.

Bouygues avait en effet espéré sortir d’Alstom à l’occasion du projet de fusion dans le ferroviaire avec l’allemand Siemens , mais la Commission européenne a apposé son veto à ce projet de rapprochement en début d’année, s’attirant alors les foudres des gouvernements français et allemand.

Les ambitions d’Alstom dans le nucléaire avaient pour leur part étaient contrecarrées par les conséquences de la catastrophe survenue en 2011 dans la centrale nucléaire japonaise de Fukushima, qui s’était alors traduite par un effondrement de la demande pour ce type d’énergie.

Le groupe, qui a également souffert d’une baisse de la demande des électriciens pour ses turbines, a vendu sa division énergie à General Electric en 2015, se recentrant alors sur les transports. (Sarah White, Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Gilles Guillaume)

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