September 3, 2019 / 9:01 PM / 2 months ago

L'UE va dévoiler un plan d'aide pour l'après-Brexit - document

BRUXELLES, 3 septembre (Reuters) - La Commission européenne va proposer mercredi une aide financière aux entreprises, aux salariés et aux agriculteurs de l’Union européenne qui souffriraient des retombées d’une sortie chaotique de la Grande-Bretagne de l’Union, montre un document que Reuters a pu consulter.

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, n’a plus de majorité parlementaire après la défection d’un élu conservateur et les députés pourraient voter un texte visant à empêcher un “no deal”, c’est à dire une sortie de l’UE sans accord négocié le 31 octobre. Son gouvernement a prévenu qu’il pourrait riposter en convoquant des élections anticipées le 14 octobre.

Mercredi, la Commission va proposer, dans le cadre des préparatifs en vue d’un “no deal”, de recourir au Fonds de solidarité européen, habituellement utilisé pour aider les victimes de catastrophes naturelles, afin d’amortir l’impact économique du Brexit sur les Etats membres.

Elle souhaite aussi mettre à contribution le Fonds européen d’ajustement à la mondialisation (FEM), créé à l’origine dans le but d’aider les travailleurs de l’UE privés d’emploi par la mondialisation, précise le document.

L’exécutif communautaire va aussi proposer d’utiliser tous les instruments existants pour soutenir les agriculteurs de l’UE et limiter l’impact d’un “no deal” sur le marché européen des produits alimentaires.

Les règles européennes en matière d’aides d’Etat offrent “des solutions souples pour des mesures de soutien nationales” aux petites et moyennes entreprises de l’Union fortement exposées au marché britannique, explique aussi le document.

Sur un plan plus politique, la Commission va souligner qu’elle continue de collaborer avec l’Irlande afin de trouver le moyen d’éviter le rétablissement d’une frontière physique entre la République d’Irlande et la province britannique d’Irlande du Nord tout en protégeant le marché unique européen.

Mais elle va également réaffirmer que la seule manière d’y parvenir consiste à recourir à la solution existante du “backstop irlandais”, un mécanisme prévu par l’accord de sortie négocié par l’UE et par le précédent gouvernement britannique mais rejeté à trois reprises par la Chambre des communes. s

Si Londres opte pour le “no deal”, va aussi dire la Commission, l’UE ne sera disposée à discuter de l’avenir des relations avec la Grande-Bretagne qu’une fois réglée définitivement la question des droits des citoyens de l’UE arrivés sur le sol britannique avant le Brexit.

Le Royaume-Uni serait aussi contraint d’honorer ses obligations financières envers l’UE et de préserver les Accords du Vendredi-Saint de 1998 qui ont ramené la paix en Irlande, va-t-elle rappeler.

Londres devrait par ailleurs préserver l’intégrité du marché unique de l’UE.

Afin de faciliter l’accès à l’information et la coordination entre Etats membres, Bruxelles prévoit de mettre en place un centre d’appels capable de répondre dans toutes les langues de l’UE à un numéro de téléphone joignable depuis les 27 pays membres. (Jan Strupczewski; Marc Angrand pour le service français)

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