April 23, 2019 / 1:30 PM / 6 months ago

Macron et Abe ont abordé la situation de Carlos Ghosn-Elysée

PARIS, 23 avril (Reuters) - La situation de l’ancien président de Nissan et Renault Carlos Ghosn a été évoquée mardi lors de l’entretien à l’Elysée entre le Premier ministre japonais Shinzo Abe et Emmanuel Macron qui a rappelé le droit à la présomption d’innocence et à la protection consulaire, a rapporté l’Elysée.

“Nous respectons la souveraineté et l’indépendance de la justice du Japon, qui est un partenaire diplomatique de premier plan et un Etat démocratique”, a indiqué la présidence dans un communiqué. “Nous sommes néanmoins très vigilants concernant le respect des droits et de l’intégrité de M. Ghosn en tant que citoyen français.”

“Il a été rappelé que Carlos Ghosn a droit au respect de la présomption d’innocence et à la protection consulaire, comme tous les ressortissants français”, a ajouté l’Elysée à l’issue de l’entretien entre les deux dirigeants.

Les procureurs japonais soupçonnent l’ex-dirigeant franco-libano-brésilien d’avoir violé ses obligations professionnelles et d’avoir causé à Nissan des pertes financières de l’ordre de cinq millions de dollars (4,45 millions d’euros) entre décembre 2015 et juillet 2018.

Carlos Ghosn, qui clame son innocence, avait été remis en liberté le 6 mars contre le versement d’une caution de neuf millions de dollars après 108 jours passés en détention, avant d’être de nouveau arrêté le 4 avril.

Lors de leur entretien, Emmanuel Macron et Shinzo Abe ont “réaffirmé leur attachement à l’alliance Renault-Nissan qui vient de fêter ses 20 ans et qui est un symbole majeur de la coopération industrielle entre la France et le Japon.”

“Ce partenariat industriel vient de démontrer sa capacité de résilience, la complémentarité de ses membres et la pertinence de leur projet commun”, a ajouté l’Elysée. “Une nouvelle gouvernance a été mise en place chez Renault et par l’Alliance, qui a été préservée.”

“Il appartient maintenant aux industriels de la rendre toujours plus solide pour relever le défi des ruptures technologiques dans le secteur automobile”, a ajouté la présidence française. “En tant qu’actionnaire, l’Etat français y est très attaché.” (Marine Pennetier, édité par Sophie Louet)

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