March 5, 2019 / 4:53 AM / in 4 months

France-Le plan social de l'usine Ford de Blanquefort homologué

BORDEAUX, 5 mars (Reuters) - La Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi (Direccte) a homologué lundi soir le Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) présenté par Ford pour l’usine de Blanquefort (Gironde), levant le dernier obstacle légal à la fermeture du site industriel, a annoncé lundi soir le constructeur automobile américain.

“Nous avons conscience des répercussions importantes que le choix de mettre fin à la production de Ford Aquitaine Industries (FAI) aura sur nos salariés, leurs familles et sur la communauté locale”, a déclaré Ford dans un communiqué.

“Nous saluons l’étape importante franchie aujourd’hui par l’acceptation du plan social de FAI par la Direccte” qui permet de “lever une partie des incertitudes qui pesaient sur nos employés quant à leur avenir”, a-t-il ajouté, soulignant qu’il s’agissait d’un plan social “très complet” comprenant “un plan reclassement et de retraite anticipée de même que des mesures visant à aider les salariés à retrouver un emploi (...)”.

La décision de l’administration, qui avait rejeté le 28 janvier un premier PSE en “pointant la non-conformité de la procédure au regard des éléments de droit attendus”, vient clore un dossier dans lequel Ford n’a jamais changé de position, affichant sa volonté de fermer en août prochain son usine de boîtes de vitesse automatiques qui emploie 850 personnes.

Le seul repreneur de l’usine en lice, le groupe belge Punch, a vu la dernière mouture de son plan de reprise être définitivement refusée par le groupe américain lundi dernier, mettant fin à l’espoir de sauver 400 emplois.

Le ministre de l’Economie et des finances, Bruno Le Maire, qui avait soutenu le plan Punch, avait alors dit regretter que cette offre n’ait pas été acceptée et avait fustigé l’attitude de Ford selon lui “indigne d’un grand groupe industriel”.

Si le traitement social de cette fermeture sera assuré au mieux des intérêts des salariés si l’on en croit Emmanuel Macron de passage en Gironde vendredi dernier à l’occasion du grand débat, le devenir du site est au cœur des préoccupations de tous les acteurs du dossier.

Dimanche, le ministre a précisé au Parisien qu’il avait “demandé à Ford qu’il affecte 20 millions d’euros à la réindustrialisation du territoire. Ils se sont engagés à revenir vers nous en début de semaine”.

Pour la CGT, désormais, “la priorité, au travers d’un groupe de travail qui devrait vite se mettre en place avec les collectivités territoriales, l’Etat et l’intersyndicale, c’est de trouver des solutions concrètes pour remettre de l’activité sur le site, à court terme.”

“L’Etat et les pouvoirs publics doivent élaborer une stratégie industrielle, cela passe par reprendre le contrôle de l’usine, de son parc machine, surtout ne pas le laisser à Ford”, a estimé l’organisation syndicale. (Claude Canellas, édité par Jean Terzian)

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