February 21, 2019 / 4:08 PM / 4 months ago

LEAD 1-France-Faute de fonds, Altifort renonce à reprendre Ascoval

(Actualisé avec date de l’audience du tribunal, § 5)

STRASBOURG, 21 février (Reuters) - La reprise de l’aciérie Ascoval de Saint-Saulve (Nord) et de ses 281 salariés est remise en cause par le désistement du repreneur, le groupe franco-belge Altifort, qui n’est pas parvenu à réunir les fonds prévus dans le plan validé en décembre par le tribunal de grande instance de Strasbourg, a-t-on appris jeudi auprès de l’avocat d’Ascoval, Guilhem Brémond.

Altifort, une entreprise créée en 2014 dans les aciers spéciaux, devait apporter 10 millions de fonds propres et 25 millions de fonds obligataires, sur les 152 millions d’euros du plan de financement. L’Etat et les collectivités locales apportaient 47 millions d’euros, le solde provenant des banques, dont la Banque publique d’investissements BPI France.

“Aujourd’hui, Altifort n’a ni les 10 millions de fonds propres, ni les 25 millions d’euros de fonds obligataires. Comment ont-ils pu nous dire qu’ils les avaient et ne plus les avoir aujourd’hui ? Je ne m’explique pas leur attitude”, a dit à Reuters Me Guilhem Brémond.

Altifort, qui n’a pas été en mesure de réagir auprès de Reuters dans l’immédiat, a informé l’administrateur d’Ascoval de son désistement, a ajouté l’avocat.

Une audience de la chambre commerciale du tribunal de Strasbourg sera organisée mercredi prochain pour acter la non-réalisation du plan de reprise et constater le maintien de la procédure de redressement judiciaire.

“Nous essayons de voir s’il y a d’autres solutions très rapidement, sinon, ce sera la fermeture”, a indiqué Me Brémond.

Plusieurs sociétés qui avaient manifesté leur intérêt pour Ascoval devraient être de nouveau approchées.

Coentreprise d’Ascometal (60%) et de Vallourec (40%) , Ascoval avait été exclue début 2018 du périmètre d’Ascometal lorsque le groupe, en dépôt de bilan, avait été repris par le groupe suisse Schmolz + Bickenbach.

Le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire, s’était investi dans le sauvetage de l’entreprise et avait parlé en décembre “d’une bonne nouvelle pour l’industrie et l’emploi” lors de l’annonce de la reprise par Altifort. (Gilbert Reilhac, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below