February 1, 2019 / 10:41 AM / in 6 months

TAUX-Les rendements italiens grimpent après l'entrée en récession du pays (actualisé)

(Actualisé avec commentaire, annonce de la Confindustria, précisions)

PARIS, 1er février (Reuters) - Les rendements des emprunts d’Etat italiens sont orientés en nette hausse vendredi, l’entrée en récession économique de l’Italie relançant les craintes sur la soutenabilité de la dette du pays.

A 11h30, le rendement du BTP à dix ans progresse de près de 14 points de base, sa plus forte hausse journalière en un mois, à 2,72% alors qu’il avait touché la veille un plus bas de six mois.

Celui des obligations à cinq ans monte de près de douze points de base, à 1,635%, au plus haut depuis plus d’une semaine, et le taux à deux ans prend dix points à 0,386%.

Selon les statistiques officielles publiées jeudi, l’économie italienne s’est contractée pour le deuxième trimestre d’affilée sur les trois derniers mois de l’an dernier, ce qui caractérise une récession technique. Le produit intérieur brut (PIB) de la troisième économie de la zone euro a baissé de 0,2% après une contraction de 0,1% au troisième trimestre.

Le début 2019 s’annonce lui aussi compliqué avec une nouvelle contraction de l’activité du secteur manufacturier italien: l’indice PMI IHS Markit qui la mesure est tombé à 47,8 en janvier contre 49,2 en décembre, accusant sa plus forte baisse mensuelle depuis 2013.

LA PRÉVISION DE CROISSANCE OFFICIELLE JUGÉE TROP OPTIMISTE

“Il y a beaucoup de bruit autour de la récession technique et de ce que cela implique pour le dérapage du déficit budgétaire”, indique Lyn Graham-Taylor, stratège sur les taux chez Rabobank.

“Les chiffres des PMI ajoutent à la morosité économique et soulèvent des craintes que le déficit budgétaire ne soit pire que prévu.”

Pour 2019, le gouvernement italien vise une croissance de 1% avec un déficit public représentant 2,04% du PIB. Mais cette prévision est beaucoup plus optimiste que celles de la Banque d’Italie et du Fonds monétaire international (FMI) qui tablent pour leur part sur une progression du PIB limitée à 0,6%.

La Confédération générale de l’industrie italienne, Confindustria, a pour sa part estimé vendredi que la probabilité était élevée pour que la croissance ne soit que “légèrement supérieure à zéro” cette année.

“Avec une base aussi faible, même la prévision de la banque d’Italie récemment révisée à 0,6% semble plus que difficile à atteindre, il faudrait une croissance de plus de 0,4% sur chaque trimestre”, souligne Stéphane Déo, stratège chez LBPAM.

“L’équilibre budgétaire et la trajectoire de la dette devraient donc redevenir un sujet d’inquiétude pour l’Italie.”

La dette publique de l’Italie représentait 131,8% du PIB en 2017, ce qui en fait le pays le plus lourdement endetté de la zone euro derrière la Grèce.

Blandine Hénault, avec Dhara Ranasinghe, édité par Marc Angrand

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