August 14, 2018 / 8:18 PM / 3 months ago

POINT MARCHÉS-Wall Street salue de bons résultats et la remontée de la livre turque

(Actualisé avec des précisions, éléments de change et obligataires)

par Amy Caren Daniel et Stephen Culp

NEW YORK, 14 août (Reuters) - Wall Street a clos la séance de mardi sur une note haussière, rompant avec quatre reculs consécutifs, grâce aux bons résultats d’entreprises de la distribution et à la reprise des banques dans le sillage d’une livre turque qui a elle mis fin à trois semaines de glissade ininterrompue.

L’indice KBW des valeurs bancaires a ainsi gagné 1,41%, alors qu’il avait perdu 3% en l’espace de trois séances et l’indice S&P des financières a terminé sur un gain de 0,9%. Les 11 grands indices sectoriels du S&P ont tous fini dans le vert.

Après avoir touché un cours plancher sans précédent de 7,24 par dollar lundi, la livre turque a regagné un peu de terrain après l’annonce par la banque centrale du pays de mesures de soutien à la liquidité.

La “saison” des résultats trimestriels touche à sa fin. Sur 458 sociétés de l’indice S&P-500 qui ont publié leurs comptes, 79% ont dépassé le consensus, selon Thomson Reuters I/B/E/S.

“Ce qu’on voit depuis le début de l’année, c’est que les révisions à la hausse des prévisions de résultats sont vraiment le moteur de la performance (du marché)”, dit Bill Northey (U.S. Bank Wealth Management). “On un a un contexte fondamental constructif; il y a juste un peu d’apaisement aujourd’hui sur certains des éléments macro et géopolitiques”.

L’indice Dow Jones a gagné 112,22 points, soit 0,45%, à 25.299,92 points. Le S&P-500 a pris 17,55 points (0,62%) à 2.839,48 points, son gain le plus net depuis trois semaines. Le Nasdaq Composite a avancé de 51,17 points (0,65%) à 7.870,88 points.

Aux valeurs, Home Depot a publié ce jour des résultats trimestriels supérieurs aux attentes à la faveur d’un rebond de la demande de produits saisonniers et d’une hausse de la fréquentation, des évolutions qui ont conduit le numéro un américain des magasins de bricolage à relever ses prévisions annuelles.

L’action Home Depot, qui entre dans la composition du Dow Jones et a gagné 25% sur les 12 derniers mois, malgré tout cède 0,47%. Le concurrent Lowe’s en revanche progresse de 1,28%.

Intel s’est retrouvé dans le rouge (-0,66%), ayant annoncé l’existence de trois nouvelles failles possibles dans ses microprocesseurs, dont les Core et les Xeon, lesquelles peuvent être exploitées pour accéder à certaines données mises en mémoire dans les PC.

Des spécialistes de la sécurité avaient déjà découvert des failles en janvier, qui permettaient à des hackers de voler des informations sensibles dans la quasi totalité des machines modernes équipées de processeurs d’Intel, d’Advanced Micro Devices et d’ARM Holdings.

AMD, qui a dit mardi qu’il n’était pas concerné par les nouvelles failles de sécurité, a gagné 1,62%.

Yum China Holdings, l’opérateur des restaurants KFC et Pizza Hut en Chine, a gagné 4,12%, des sources proches du dossier ayant signalé que des sociétés d’investissement envisageaient de le racheter. L5N1V57II]

Tesla a lui décroché de 2%, le conseil d’administration ayant nommé mardi un comité spécial composé de trois administrateurs chargés d’évaluer la proposition d’Elon Musk de retirer le constructeur de voitures électriques de la Bourse.

Le volume a été de 5,89 milliards de titres échangés contre 6,43 milliards en moyenne sur les 20 dernières séances.

Le rebond de la livre turque n’empêche pas le dollar d’être toujours recherché, de par son statut de monnaie refuge, ce qui lui a valu d’inscrire un pic de 13 mois de 96,794 face à un panier de six devises de référence.

L’euro pour sa part est tombé au plus bas de 13 mois contre le dollar, à 1,1330, avant de remonter à 1,13335 (perte de près de 0,7%), et contre le franc suisse, à 1,12660 avant de remonter à 1,12775 (-0,4%).

Les rendements des Treasuries ont monté, tout comme ceux de leurs équivalents européens, conséquence de la stabilisation des places boursières dans le monde et de la remontée de la livre turque.

“On pense généralement, sur le marché des Treasuries, que l’impact de la Turquie est limité pour le moment à moins qu’il se produise une sorte de contagion dans l’ensemble de la zone euro”, observe Guennady Goldberg (TD Securities).

Avec Richard Leong et Gertrude Chavez-Dreyfuss

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