August 13, 2018 / 7:26 AM / a month ago

CORR-LEAD 1-Aucun risque d'attaque spéculative en août-Di Maio

(Au paragraphe 9, bien lire que les prévisions de déficit budgétaire ont été rapportées par le quotidien La Repubblica)

MILAN, 13 août (Reuters) - L’Italie n’est pas exposée au risque d’une attaque sur les marchés financiers et le gouvernement italien ne peut pas se sentir “menacé” par une telle idée, a déclaré le vice-président du Conseil Luigi di Maio.

“Je ne vois aucun risque concret que ce gouvernement soit attaqué; c’est davantage un espoir de l’opposition”, dit-il, dans un entretien publié lundi par le Corriere della Sera.

Di Maio ajoute que si “quelqu’un veut user des marchés contre le gouvernement, il faut savoir que l’on ne peut pas nous menacer”.

Selon Giancarlo Giorgetti, sous-secrétaire à la présidence du Conseil, des spéculateurs vont sans doute attaquer les marchés financiers italiens ce mois-ci mais l’Italie, a-t-il ajouté dimanche dans une interview accordée au quotidien Libero, a les moyens de se défendre.

“Les marchés sont peuplés de fonds spéculatifs affamés qui choisissent leur proie et fondent sur elle (...) Les volumes d’affaires sont faibles l’été; cela permet de préparer le terrain à des initiatives agressives contre les pays, regardez la Turquie”, a expliqué Giorgetti, l’une des éminences grises de la Ligue.

L’Italie n’est pas à l’abri des interrogations d’un marché préoccupé par la coalition gouvernementale entre la Ligue et le Mouvement 5 Etoiles (M5S), soupçonnée de vouloir faire fi des règles budgétaires de l’Union européenne pour se lancer dans une politique dépensière.

Dans les colonnes du Corriere della Sera, Di Maio répond que toutes les réformes seront exécutées avec un respect maximal pour “l’équilibre des finances publiques” et qu’il n’y a pas lieu de dépasser la limite européenne de 3% du PIB pour le déficit budgétaire.

“Nous persuaderons l’UE de nous laisser faire des réformes qui réduiront la dette et stimuleront la demande intérieure”, poursuit Di Maio, également ministre de l’Industrie et du Travail et chef de file du M5S.

Le quotidien La Repubblica a rapporté la semaine dernière que le gouvernement visait un déficit budgétaire de 1,7% du PIB en 2019, ce qui est largement dans les normes européennes mais ce qui représente aussi plus du double de l’objectif actuel qui est de 0,8%.

Le ministre de l’Economie et des Finances, Giovanni Tria, a pour sa part estimé que la croissance de l’Italie serait de 1,2% cette année et, et non plus de 1,5%, et 1% à 1,1% en 2019 au lieu de 1,4% précédemment projeté.

Le gouvernement italien doit présenter ses nouvelles prévisions économiques en septembre avant la rédaction du budget de 2019 qui sera présenté à l’approbation de la Commission européenne le mois suivant. (Giulia Segreti Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Henri-Pierre André)

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