August 8, 2018 / 8:48 AM / a month ago

BCE-La consommation privée peut encore augmenter

FRANCFORT, 8 août (Reuters) - La consommation privée peut encore se développer dans la zone euro et soutenir la croissance même si les éléments extérieurs défavorables se multiplient, écrit la Banque centrale européenne (BCE), dans un bulletin économique publié mercredi.

La croissance de la zone euro a sensiblement ralenti au cours des deux derniers trimestres faisant craindre que les six années d’expansion économique de la région n’arrivent à un terme prématuré.

Mais pour la BCE ce ralentissement n’est dû pratiquement qu’à des facteurs externes.

“La consommation privée est le principal moteur de la récente expansion économique mais il y a de la marge pour un supplément de croissance”, explique la BCE. “La situation du marché de l’emploi continuant de s’améliorer, la confiance du consommateur devrait rester élevée et la consommation privée devrait encore augmenter”.

Cela étant, le ralentissement survient en un moment particulièrement sensible pour la BCE, qui compte mettre un terme d’ici la fin de l’année à son programme de rachats de 2.600 milliards d’euros d’actifs dans l’espoir que la croissance soit suffisamment forte pour s’accommoder d’un soutien de banque centrale plus discret.

L’emploi de la zone euro, à plus de 107 millions d’emplois, est un record mais le taux de chômage de 8,3% reste un point au-dessus de ce qu’il était avant la crise.

La BCE observe que la reprise de la consommation privée est jusqu’à présent modeste, surtout pour les revenus les plus bas, dont le niveau de consommation n’est pas revenu à ce qu’il était antérieurement à la crise.

“Les pertes dues à la crise financière n’ont pas été partout récupérées”, note la BCE. “La consommation privée en Allemagne et en France est en hausse de 10% environ (par rapport à la période de récession) mais en Italie et en Espagne, la consommation ne s’est pas encore complètement redressée”.

Se défendant de poursuivre une politique monétaire susceptible de gonfler les bulles financières, la BCE constate que la faible croissance du crédit permet de penser que celle de la consommation ne s’appuie pas sur du crédit bon marché.

“On serait bien en peine de prouver que des taux d’intérêt bas ont débouché sur une hausse généralisée de l’endettement des ménages, ce qui appuie l’opinion voulant que l’expansion économique générale est durable”.

Balazs Koranyi Wilfrid Exbrayat pour le service français

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