August 5, 2018 / 1:22 PM / 3 months ago

Linde s'inquiète de nouveaux obstacles à sa fusion avec Praxair

BERLIN, 5 août (Reuters) - Le groupe allemand de gaz industriels Linde a dit dimanche que son partenaire américain Praxair et lui-même pourraient devoir faire davantage de concessions pour obtenir le feu vert des autorités de régulation à leur projet de fusion de 87 milliards de dollars (75 milliards d’euros), ce qui pourrait le mettre en péril.

Le projet de mariage initialement annoncé en décembre 2016 est censé donner naissance à un nouveau numéro un mondial des gaz industriels devant le français Air Liquide.

L’accord laissait à chaque partie la possibilité de renoncer à la fusion sans pénalité ou d’en renégocier les termes si les régulateurs exigeaient des cessions d’actifs représentant plus de 3,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires ou 1,1 milliard de dollars d’excédent brut d’exploitation (Ebitda).

Linde a dit dimanche avoir été informé que la Commission fédérale du commerce (FTC, Federal Trade Commission), qui examine le dossier aux Etats-Unis, “avait exprimé des attentes eu égard à d’autres engagements de désinvestissement et d’acheteurs prospectifs qu’elle tient pour nécessaires en vue d’une approbation de la fusion.”

Sur la base de ses discussions avec la FTC et d’autres régulateurs antitrust, le groupe allemand fait état d’une probabilité plus élevée que les deux entreprises soient tenues de céder des actifs au-delà du seuil convenu.

Les deux groupes évaluent à présent comment répondre aux attentes des régulateurs d’une manière mutuellement acceptable et parvenir à un feu vert rapide pour le projet de fusion, ajoute Linde en faisant état d’un dialogue toujours “constructif” avec les autorités et avec Praxair.

Reuters a rapporté en juillet que la Commission européenne s’apprêtait à autoriser la fusion à la suite de l’engagement de Praxair de céder ses gaz industriels en Europe au japonais Taiyo Nippon Sanso.

Linde a parallèlement accepté de céder des actifs en Amérique du Nord et en Amérique du Sud à un consortium formé par l’allemand Messer Group et des fonds conseillés par CVC pour quelque 3,3 milliards de dollars. (Maria Sheahan, Véronique Tison pour le service français)

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