July 27, 2018 / 5:40 AM / 5 months ago

France-Le PIB du T2 pénalisé par les grèves des transports

    PARIS, 27 juillet (Reuters) - Le rythme de croissance de
l'économie française est resté inchangé à 0,2% au deuxième
trimestre, un niveau inférieur aux attentes, du fait de la
faiblesse de la consommation des ménages qui a notamment été
affectée par les grèves dans les transports, selon la première
estimation publiée vendredi par l'Insee.
    Après la hausse de 0,2% du premier trimestre, la plus faible
enregistrée depuis l'été 2016, les économistes interrogés par
Reuters tablaient en moyenne sur un léger mieux (+0,3%) pour le
produit intérieur brut de la pérode avril-juin, un niveau
anticipé également par l'Insee dans sa dernière note de
conjoncture comme par la Banque de France.
    L'acquis de croissance pour 2018, à savoir l'évolution du
PIB si l'activité stagnait au cours des deux prochains
trimestres, se situait à 1,3% au 30 juin. 
    A ce niveau, l'objectif de 2% retenu par le gouvernement
dans le programme de stabilité des finances publiques remis en
avril à la Commission européenne sera très difficile à
atteindre, l'Insee tablant pour sa part sur une croissance
limitée à 1,7% dans sa première prévision publiée en juin.
    Le ministre de de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire
a déjà indiqué que cet objectif pourrait être révisé à la
rentrée, lors de la présentation du projet de loi de finances
2019, en tenant compte des chiffres du deuxième trimestre.
    Les trois mois à fin juin ont été marqués notamment par les
grèves à la SNCF et Air France, dont l'Insee estimait avant
l'été qu'elles auraient un impact négatif de 0,1 point de PIB
"au plus".
    L'institut souligne vendredi que ces conflits ont pénalisé
la consommation des ménages en services, qui ont tout juste
progressé de 0,1% contre de l'ordre de 0,5% en temps normal,
leurs dépenses de transport reculant de 3,2%.
    Dans le même temps, la consommation des Français en biens a
reculé de 0,3% en raison de la faiblesse des dépenses en
énergie, liée aux températures supérieures à la normale, et en
biens alimentaires.
    Au bout du compte, la consommation totale des ménages,
traditionnel moteur de l'économie française, accuse une rare
baisse (-0,1% après +0,2% au 1er trimestre), la première depuis
le 3e trimestre 2016.
    La demande intérieure finale a néanmoins contribué
positivement au PIB à hauteur de 0,2 point, tout comme au
premier trimestre, grâce à l'investissement des entreprises
(+1,1%) comme des administrations publiques (+0,7%).
    La contribution des variations des stocks des entreprises, a
été également positive à hauteur de 0,3 point (après 0,0 au
trimestre précédent), et celle du commerce extérieur  négative
dans les mêmes proportions.
    
    Le communiqué intégral sur le site de l'Insee here
    
    
 Le point sur la conjoncture française          
 Les chiffres clés de l'économie        tmsnrt.rs/2B7G9qP
 
 (Yann Le Guernigou)
  
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