June 6, 2018 / 8:50 AM / 4 months ago

France-L'objectif de l'abandon du glyphosate pas remis en cause-Hulot

(RPT, ajoute mot manquant au premier paragraphe)

* Hulot défend son action au ministère de la Transition écologique

* La France “dans le peloton de tête” sur l’environnement

* Il nie être “l’alibi écologique” du gouvernement

PARIS, 6 juin (Reuters) - L’objectif d’un abandon sous trois ans du glyphosate n’est pas remis en cause une seconde, a déclaré mercredi Nicolas Hulot, qui ne se sent pas “abandonné en rase campagne” par le gouvernement sur de tels sujets.

Interrogé sur France Inter, l’ancien animateur de télévision a défendu son action depuis son arrivée au ministère de la Transition écologique et solidaire, estimant que la France était aujourd’hui “plutôt dans le peloton de tête” sur les questions environnementales et la lutte contre le changement climatique.

Il a nié avoir “perdu une manche” après le refus des députés d’inscrire l’interdiction à terme du glyphosate, un herbicide soupçonné par certaines études d’avoir un effet cancérogène, dans le projet de loi sur l’agriculture et l’alimentation.

“Je comprends que l’on fasse preuve d’intransigeance”, a-t-il dit, ajoutant :

“J’aurais préféré que ce soit dans la loi, je l’ai dit, mais est-ce que l’objectif est remis en cause ? Pas une seconde. Est-ce qu’on va se donner les moyens d’évaluer avec l’Inra toutes les alternatives ? La réponse est oui. Est-ce que les acteurs professionnels, y compris la FNSEA, se sont mis en situation d’apporter leur propre contribution pour la sortie du glyphosate ? La réponse est oui. Est-ce que l’Europe a été influencée par la France sur ce sujet ? La réponse est oui (...) les choses commencent à changer en profondeur en un an sur le glyphosate”.

Nicolas Hulot a fait valoir en outre les avancées du projet de loi sur des sujets comme l’encadrement des ventes de produits phytosanitaires, la qualité des repas dans les cantines scolaires et la suspension d’un additif alimentaire contenant du dioxyde de titane.

BOITE DE PANDORE

Dans ce contexte, il a nié perdre tous les arbitrages face au ministère de l’Agriculture et estimé que son action au ministère de la Transition écologique avait permis de “totalement” changer d’échelle sur des sujets comme le glyphosate, les perturbateurs endocriniens ou les néonicotinoïdes.

“On a changé d’échelle, on a entraîné l’Europe (...) on a changé de tropisme sur ces sujets-là et on entre dans une démarche où on ira jusqu’au bout. Sur la sortie des pesticides, on y va progressivement mais de manière irréversible”.

Il a souligné d’autre part son rôle discret pour obtenir que les députés s’opposent aux “expérimentations que certains voulaient tester” sur des dispositions de la loi de protection du littoral dans le cadre du projet de loi Logement.

“Je savais combien cette boîte de Pandore aurait été excessivement dangereuse. Je m’y suis opposé et on n’a pas touché aux fondamentaux de la loi littoral”, a-t-il indiqué

Plus généralement, il a défendu sa place au gouvernement, dont il a nié être “l’alibi écologique”. “Est-ce que je suis abandonné en rase campagne par le gouvernement ? Non. Il y a des moments où le gouvernement est avec moi”.

“Je suis là pour le moyen terme, pour le long terme. Il y a des situations économiques, notamment la contrainte budgétaire, qui obligent à des choix dans un premier temps peut-être pas forcément compatibles avec les urgences du long terme”.

“Mais je suis là, ministre d’Etat.... je reste au gouvernement”. (Yann Le Guernigou, édité par Marine Pennetier)

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