May 30, 2018 / 1:31 PM / 2 months ago

Journée de mobilisation dans les sites d'Alstom et Siemens

BORDEAUX, 30 mai (Reuters) - Les syndicats européens d’Alstom et de Siemens Mobility, dont la fusion devrait être complétée fin 2018, ont mené mercredi une journée d’action pour revendiquer des garanties sur l’emploi et la stratégie du futur groupe.

Dans une déclaration conjointe, les syndicats remettent en cause le projet de fusion des deux entreprises annoncée le 26 septembre 2017 et dénoncent “un manque de visibilité sur la stratégie à long terme de la fusion et sur ses conséquences industrielles et sociales” ainsi qu’un “manque de communication sur l’accord conclu entre le gouvernement français et Siemens”.

Alors qu’en Allemagne “un accord collectif a été conclu entre la direction de Siemens et le syndicat allemand IG Metall pour garantir la sécurité des emplois, des sites et des capacités d’innovation en Allemagne pendant quatre ans”.

Les signataires exigent notamment qu’Alstom et Siemens sécurisent les capacités d’innovation de tous les sites, et que les décideurs européens “présentent dans les plus brefs délais une politique industrielle ferroviaire ambitieuse qui soutienne la compétitivité et les perspectives de développement à long terme de l’industrie de l’équipement ferroviaire en Europe”.

La différence de traitement présumée entre différentes entreprises est notamment dénoncée à Aytré, près de La Rochelle, en Charente-Maritime, où l’intersyndicale FO, CGT, CFE-CGC a appelé à un rassemblement devant l’usine mercredi.

Selon le délégué syndical FO Olivier Cottrel, 300 à 400 personnes se sont réunies, des salariés, des prestataires, des sous-traitants et des élus locaux.

Dans cette unité où sont fabriqués des TGV et des tramways et où travaillent 1.058 salariés, 200 intérimaires et environ 300 personnes travaillant pour des prestataires, on craint pour l’avenir malgré les bons résultats annoncés par Alstom qui a fait été le 31 mars dernier d’un chiffre d’affaires annuel de 8 milliards d’euros, soit une croissance de 9%.

“A Aytré, on va être en sous-charge à partir de septembre 2019. Aujourd’hui, on fabrique les dernières rames de TGV et on n’a plus de commandes. On pourrait avoir une commande de TGV du futur mais elle n’est toujours pas signée et elle ne comblera pas le trou de charge. Mais sans cette commande c’est l’avenir de l’établissement qui est menacé”, a dit Olivier Cottrel.

Le syndicaliste dénonce une stratégie qui fait que l’usine de Katowice en Pologne, qui fabrique des tramways, “est en surcharge de travail et sous-traite à d’autres entreprises polonaises et, si rien ne change, cette surcharge augmentera dans les années à venir. On demande un équilibrage du travail”.

Un comité central d’entreprise (CEE) extraordinaire sur la stratégie du groupe était prévu mercredi au siège du groupe Alstom à Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. (Claude Canellas, édité par Yves Clarisse)

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