May 28, 2018 / 2:47 AM / 4 months ago

CORR-ENCADRE-Carlo Cottarelli, alias "Monsieur ciseaux", convoqué au Quirinal

(Corrige citation à l’avant-dernier paragraphe)

MILAN, 28 mai (Reuters) - Convoqué ce lundi matin par le président de la République italienne Sergio Mattarella, Carlo Cottarelli, ancien haut responsable du FMI, pourrait se voir confier la tâche de former un gouvernement de transition composé de techniciens.

Economiste diplômé de l’université de Sienne et de la London School of Economics, Cottarelli dirige depuis l’année dernière l’Observatoire des comptes publics, rattaché à l’Université catholique de Milan.

Dans les jours précédant l’accord de coalition entre le Mouvement 5 Etoiles de Luigi Di Maio et la Ligue de Matteo Salvini, il avait chiffré entre 108 et 126 milliards d’euros par an le programme que négociaient les deux partis “anti-système”.

Après avoir travaillé au sein de la Banque centrale d’Italie puis pour la compagnie ENI, Cottarelli a effectué une grande partie de sa carrière au sein du FMI.

Après avoir dirigé le département des affaires budgétaires, il en a notamment été le directeur exécutif pour l’Italie, l’Albanie, la Grèce, Malte, le Portugal et Saint-Marin de 2014 à 2017.

Il s’était auparavant vu confier par Enrico Letta puis Matteo Renzi le poste de commissaire à l’examen des dépenses publiques du gouvernement italien (2013-2014), avec pour mission d’identifier les économies possibles, gagnant au passage dans les médias italiens le surnom de “Mister Forbici” (Monsieur ciseaux).

Dans une interview accordée mi-février à Reuters, quelques semaines avant les élections du 4 mars, cet économiste alors courtisé par plusieurs partis politiques jugeait que les promesses économiques de toutes les formations reposaient sur une évaluation exagérément optimiste de l’inflation et de l’évolution des taux d’intérêt.

“Ils présentent des scénarios économiques très optimistes, et aucune cohérence entre les mesures annoncées et les objectifs de réduction de la dette”, notait alors cette personnalité à même de rassurer les marchés financiers et les partenaires européens de l’Italie.

L’hypothèse d’un gouvernement Cottarelli, que réactive sa convocation par Sergio Mattarella, avait été évoquée dans les jours ayant suivi les élections non concluantes du 4 mars. Le quotidien La Stampa le voyait alors comme la personnalité idéale pour diriger un gouvernement “di tutti e di nessuno” (de tous et de personne).

Il avait répondu par l’ironie: “Il serait plus facile de me faire rentrer au poste d’attaquant de l’Inter (Milan) à la place de (Mauro) Icardi.”

Au final, Cottarelli va peut-être sortir du banc mais il est probable que son éventuel gouvernement de techniciens n’obtiendra pas le soutien du Parlement. Il resterait alors en place pour expédier les affaires courantes et de nouvelles élections seraient organisées en septembre ou octobre. (Elvira Polina et Giulio Piovaccari Henri-Pierre André pour le service français)

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