May 24, 2018 / 10:13 PM / 6 months ago

La BoE prête à apporter un soutien si le Brexit se complique

LONDRES, 24 mai (Reuters) - La Banque d’Angleterre (BoE) n’hésitera pas à apporter un soutien à l’économie britannique si les négociations en cours sur le Brexit aboutissent à un mauvais accord, a déclaré jeudi son gouverneur Mark Carney.

La BoE continue de tabler sur une transition en douceur mais sa réaction rapide au résultat surprise du référendum de juin 2016 peut donner aux investisseurs une indication de ce que serait sa réponse face à une situation à un Brexit “désordonné”, a-t-il dit lors d’un discours à Londres devant l’Association des économistes professionnels (Society of Professional Economists).

Le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne en mars 2016 mais les contours de ses relations futures avec son principal débouché commercial restent flous et des divisions sur le sujet persistent au sein du gouvernement de Theresa May.

“Une transition plus désordonnée, ou une issue différente de notre postulat, auraient des implications pour la politique monétaire”, a déclaré Mark Carney.

Les entreprises, ménages et investisseurs doivent garder à l’esprit comment la BoE a réagi après le référendum de 2016 pour venir en soutien à l’économie, permettant à l’inflation de dépasser son objectif de 2%, “car le cadre serait exactement le même”, a-t-il dit.

La BoE a réduit son taux de base à 0,25% après le vote en faveur de la sortie de l’UE et a augmenté son programme de rachat d’actifs de 60 milliards de livres pour le porter à 435 milliards (près de 500 milliards d’euros). Elle a en outre élargi celui-ci à des obligations d’entreprises et a mis en place des mesures spéciales pour inciter les banques à prêter.

“Même si la réponse exacte de politique monétaire ne peut être prédite à l’avance, les observateurs savent d’expérience que, dans des circonstances exceptionnelles, nous serons disposés à tolérer une déviation de l’inflation par rapport à l’objectif pendant une période de temps limitée et qu’il n’y a pas de limite à cette tolérance”, a poursuivi Marc Carney.

La BoE a rehaussé son taux directeur à 0,50% en novembre et un nouveau durcissement était anticipé ce mois-ci mais la banque centrale s’est abstenue, disant attendre de voir si le ralentissement de la croissance observé en début d’année était temporaire et seulement dû à un hiver rigoureux.

Dans l’éventualité d’un Brexit harmonieux, le rythme des hausses de taux dépendra de la vigueur de la demande et pourrait se révéler plus rapide que ce que prévoyaient récemment les marchés - trois hausses sur les trois prochaines années - si l’investissement surprend à la hausse, a encore déclaré le gouverneur.

“Du point de vue de la politique monétaire, la Banque (centrale) et prête pour le Brexit”, a-t-il dit. “Nous avons les outils nécessaires. Nous serons prudents, pas passifs.” (David Milliken et William Schomberg, Véronique Tison pour le service français)

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