May 23, 2018 / 12:26 PM / 6 months ago

LEAD 4-Des géants de la tech reçus par Macron prennent des engagements

* IBM annonce la création de 1.800 emplois en France

* Uber renforce la couverture d’assurance des chauffeurs

* Tête-à-tête Macron-Zuckerberg sans déclaration à l’issue (Actualisé avec fin de la rencontre Macron-Zuckerberg et Philippe)

par Jean-Baptiste Vey et Gwénaëlle Barzic

PARIS, 23 mai (Reuters) - Emmanuel Macron a reçu mercredi les dirigeants de certaines des plus grandes entreprises du numérique pour engager un dialogue sur les enjeux stratégiques et économiques et obtenir de leur part des engagements pour le bien commun.

Mark Zuckerberg (Facebook), Satya Nadella (Microsoft ), Brian Krzanich (Intel), Virginia Rometty (IBM) et des dizaines d’autres se sont entretenus avec le président français, puis des ministres, d’éducation, de santé, de règles sociales et des sujets de tensions comme la fiscalité, la vie privée et les contenus djihadistes ou haineux.

Plusieurs de ces entreprises ont annoncé dans la foulée des mesures pour mieux protéger leurs travailleurs, financer des formations ou des recherches, ainsi que des investissements et des créations d’emplois.

“Un déjeuner gratuit, ça n’existe pas”, a plaisanté en anglais (“there is no free lunch”) le chef de l’Etat en accueillant les chefs d’entreprise avant un déjeuner. “Donc j’attends de vous des engagements.”

Uber et Deliveroo, dont les PDG étaient invités, ont notamment annoncé le renforcement de la couverture d’assurance de leurs chauffeurs et coursiers.

IBM prévoit quant à lui de créer 1.800 emplois en France dans des domaines de pointe au cours des deux prochaines années, tout en amplifiant son programme de formation. et pour les principales annonces

Etaient également présents, notamment, les dirigeants de Samsung, SAP, Palantir, Wikimedia Foundation, Mozilla Foundation, La Poste, la SNCF, la RATP, Sanofi, BNP Paribas Thales et de plusieurs jeunes entreprises françaises.

“Il y a eu des engagements très concrets d’investissements en France, et surtout d’engagement en matière d’investissements dans l’éducation et la formation, des engagements aussi pour améliorer les standards sociaux”, a souligné Emmanuel Macron, en se défendant d’offrir une tribune à des entreprises souhaitant se racheter une conduite à bon compte.

“Je n’ai aucun état d’âme”, a-t-il poursuivi lors d’une conférence de presse après un entretien avec le président rwandais, Paul Kagamé. “La France défend l’idée de régulation dure, donc ça ne se substitue pas au reste, je ne suis là pour racheter les péchés de personne”.

TÊTE-À-TÊTE AVEC ZUCKERBERG

Les participants se sont ensuite rendus à Matignon pour des réunions de travail, sur l’éducation, le travail et l’inclusion.

Clôturant l’événement, le Premier ministre, Edouard Philippe, a annoncé qu’Emmanuel Macron dévoilerait jeudi les axes et principales mesures d’un plan pour aider les 13 millions de Français éloignés du numérique, lors d’un discours au salon technologique VivaTech.

Le président a eu dans l’après-midi un entretien bilatéral avec Mark Zuckerberg, lors duquel tous les sujets devaient, selon l’Elysée, être abordés de manière “très franche”.

Le fondateur de Facebook n’a fait aucun commentaire à l’issue de l’entretien.

Facebook est très critiqué depuis les révélations de l’utilisation des données de 87 millions de ses utilisateurs obtenues de manière inappropriée par la firme de marketing politique Cambridge Analytica, qui a notamment travaillé sur la campagne présidentielle de Donald Trump en 2016.

Mark Zuckerberg a présenté mardi ses excuses devant les députés européens en admettant que le réseau social n’avait pas fait tout ce qu’il fallait pour empêcher les abus.

Il s’est dit disposé à réaliser d’importants investissements pour protéger les données des utilisateurs de Facebook, des améliorations qui devraient avoir un impact significatif sur sa rentabilité.

“Dans le monde entier, les gens sont de plus en plus inquiets de leur relation avec les technologies, leur impact sur le travail, comment elles affectent la politique internationale et la gouvernance”, a souligné John Kerry, ancien secrétaire d’Etat américain aujourd’hui membre de la Carnegie Foundation, à l’issue du déjeuner à l’Elysée.

“Franchement, la régulation a davantage de difficultés à gérer cela que les entreprises et le monde avance plus vite que la régulation”, a-t-il ajouté.

Le directeur général d’Accenture Pierre Nanterme s’est réjoui de la rencontre : “Mes camarades américains qui sont là sont extrêmement impressionnés par le nouveau positionnement que prend la France au coeur de cette révolution digitale.”

Avec Marine Pennetier, édité par Dominique Rodriguez

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