May 23, 2018 / 7:06 AM / in 4 months

France-La croissance du privé a ralenti en mai-IHS Markit

    PARIS, 23 mai (Reuters) - La croissance dans le secteur
privé a ralenti plus que prévu ce mois-ci en France, son rythme
tombant à un plus bas depuis début  2017 sous l'influence des
services, dont l'activité a souffert de la succession des
traditionnels "ponts" de mai, selon les résultats préliminaires
de l'enquête mensuelle d'IHS Markit publiée mercredi.
    Mais elle a retrouvé dans le même temps de la vigueur dans
l'industrie manufacturière après quatre mois de décélération. De
plus, les chefs d'entreprise interrogés restent globalement
confiants pour les mois à venir, et ce dans une proportion un
peu plus forte qu'en avril.
    L'indice PMI flash composite, qui combine des éléments des
indices des services et du secteur manufacturier, s'est établi à
54,5, son plus bas niveau depuis janvier 2017, contre 56,9 en
avril, alors que les économistes interrogés par Reuters
l'attendaient en repli bien moins prononcé, à 56,6 en moyenne.
    Il se maintient nettement au-dessus du seuil de 50,0
distinguant croissance et contraction de l'activité, qu'il
dépasse depuis juillet 2016.
    Son recul est lié à celui de l'indice des services, qui
s'est inscrit à 54,3 ce mois-ci, après 57,4 en avril, alors que
les économistes s'attendaient à le voir baisser à 57,2.
    A l'inverse, l'indice du secteur manufacturier a progressé à
55,1 contre 53,8 en avril, un niveau supérieur aux attentes des
économistes (53,7 en moyenne), alors qu'il restait sur quatre
mois consécutifs de baisse depuis son plus haut de plus de 17
ans touché en décembre.
    "La faiblesse vient des services, dont l'activité a été
peut-être plus touchée par les ponts", a déclaré Chris
Williamson, chef économiste d'IHS Markit.
    "C'est difficile de tirer des conclusions fermes d'un tel
mois", ajoute-t-il en notant toutefois que les entreprises
françaises restent optimistes pour cette année.
    Leur degré de confiance, tel que mesuré par IHS Markit,
reste élevé et légèrement supérieur à celui d'avril, avec un
niveau supérieur dans les services par rapport à l'industrie
manufacturière.
    Le ralentissement de mai se retrouve dans le niveau des
nouvelles commandes, qui progressent sensiblement moins que les
mois précédents, notamment à l'export. 
    Pendant ce temps, l'emploi a continué de progresser, là
encore à un rythme inférieur à celui des derniers mois bien
qu'encore soutenu.
    

    
 Le point sur la conjoncture française               
 Graphique: Les chiffres clés de l'économie  tmsnrt.rs/2B7G9qP
 


 (Yann Le Guernigou, avec Leigh Thomas)
  
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