20 septembre 2017 / 16:11 / il y a un mois

France/Santé-Le "reste à charge" des ménages encore en baisse

PARIS, 20 septembre (Reuters) - La part des dépenses de santé à la charge des ménages français a encore diminué en 2016 pour s‘inscrire à 8,3%, soit 0,1 point de moins qu‘un an plus tôt, selon des données publiées mercredi par la Drees (direction des études du ministère des Affaires sociales).

Alors qu‘elle atteignait 9,2% en 2011, il s‘agit de sa cinquième année consécutive de baisse et la France se situe aujourd‘hui au dernier rang pour l‘importance du “reste à charge des ménages” dans l‘Union européenne.

Dans le même temps, la prise en charge des dépenses de santé des Français par la Sécurité sociale a été l‘an passé de 77,0%, soit 0,2 point de plus qu‘en 2015, et la part des organismes complémentaires a légèrement reculé à 13,3% (-0,1 point).

Les prises en charge de l’État au titre des prestations versées aux invalides de guerre, des soins urgents ainsi que de l’aide médicale de l’État et des organismes de base au titre de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire), complètent le tableau de financement à hauteur de 1,4%, un niveau inchangé.

Le taux du reste à charge des ménages est très contrasté par type de dépenses : 2,3% pour les dépenses de transports sanitaires et les soins hospitaliers, jusqu‘à 17,1% pour les médicaments.

La consommation de soins et de biens médicaux (CSBM) pour 2016 est évaluée à 198,5 milliards d’euros, soit 2,3% de plus qu‘en 2015 et plus de 2.970 euros par habitant. Sa progression a été plus forte qu‘en 2015 (+1,5%) mais du même ordre que celle observée les années antérieures, souligne la Drees.

Les dépenses courantes de santé de la France, dans leur définition internationale qui permet les comparaisons, ont représenté l‘an passé 241,4 milliards d‘euros, soit de l‘ordre de 11% du PIB, un niveau comparable à des pays comme l‘Allemagne, la Suède, les Pays-Bas et le Japon et légèrement supérieur à la moyenne européenne.

Dans une étude publiée séparément, la Drees fait apparaître que la moitié de la croissance des dépenses de santé en France entre 2011 et 2015, qui a atteint 8,9%, s’explique par des facteurs démographiques : l’accroissement de la population pour un quart et son vieillissement, qui s‘accompagne d‘une hausse des affections longue durée, pour un autre quart.

L‘autre moitié tient à des modifications de comportement des assurés et des professionnels de santé, des avancées techniques et innovations, et à l‘évolution de la réglementation.

Les comptes de la santé 2016 bit.ly/2ydq5Bl

L'étude de la Drees sur les facteurs démographiques bit.ly/2wyt7DD (Yann Le Guernigou, édité par Yves Clarisse)

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