18 septembre 2017 / 07:24 / dans 3 mois

LEAD 2-Sandro, Maje, Claudie Pierlot vise la Bourse avant la fin 2017

* Une IPO pour financer le développement et le désendettement

* Le chinois Shandong Ruyi descendra à 51% du capital environ

* Une augmentation de capital de 120 mlns d‘euros (Actualisé avec détails)

par Pascale Denis

PARIS, 18 septembre (Reuters) - Le groupe de prêt-à-porter Sandro, Maje, Claudie Pierlot (SMCP) (IPO-SMCP.PA) a lancé lundi la procédure de son introduction à la Bourse de Paris visant à financer son développement et à se désendetter, deux ans après une première tentative avortée.

Première étape d‘une mise sur le marché qui devrait intervenir d‘ici à la fin de 2017, le document de base de l‘opération a été enregistré auprès de l‘Autorité des marchés financiers (AMF).

Positionné sur le marché du luxe dit “accessible”, SMCP, dont les robes sont vendues entre 250 et 300 euros, ambitionne de devenir un leader mondial de ce secteur grâce notamment à son développement en Asie, principalement en Chine où il entend tirer parti de l‘essor des classes moyennes.

Entre 2016 et 2030, le monde comptera environ 1,9 milliard de personnes supplémentaires issues des classes moyennes, dont 550 millions en Chine, selon les estimations de la Banque mondiale.

SMCP mise aussi sur la montée en puissance de son e-commerce (ses ventes en ligne ont augmenté de 80% en 2016 à 10% du chiffre d’affaires) et sur l’extension de son offre d‘accessoires et de mode masculine avec Sandro Homme.

“SMCP a un modèle unique sur son marché, il enregistre une forte croissance rentable et ce n‘est que le début de son aventure”, a déclaré à la presse Daniel Lalonde, président du groupe.

Porté par un segment de marché en progression d‘environ 4% par an, SMCP a signé une croissance moyenne annuelle de 24% au cours des trois dernières années, grâce à l‘ouverture d‘environ 95 boutiques par an. A magasins comparables, la croissance moyenne a atteint 6,5%.

METHODES INSPIREES DE LA GRANDE DIFFUSION

Il profite de l‘espace laissé vacant par la montée en gamme de marques de luxe comme Vuitton (LVMH) ou Gucci (Kering) et récolte les fruits d‘un modèle mêlant codes du luxe (magasins soignés, proches des grandes marques) et méthodes de production des géants de la grande diffusion comme Zara, avec des cycles de développement courts et de fréquents renouvellements de produits dans les magasins.

A la fin 2016, le groupe détenait plus de 1.200 points de vente dans le monde et réalisait un chiffre de 786 millions d‘euros, en croissance de 16,4% et de 7% à magasins comparables. Son excédent brut d‘exploitation (Ebitda), de 130 millions, était en progression de 22%.

Pour 2017, il vise des ventes d‘environ 900 millions et une marge d‘Ebitda en ligne avec les 16,5% pro forma de 2016. Sur les six premiers mois de l‘année, le chiffre d‘affaires est ressorti en hausse de 16,4% à 439 millions d‘euros et la marge d‘Ebitda à 16,6%.

A moyen terme, entre 2018 et 2020, le groupe anticipe 80 à 90 ouvertures par an, mise sur une croissance annuelle comprise entre 11% et 13% et sur une amélioration de son taux de marge d‘Ebitda de 100 points de base.

La mise en Bourse se fera par la cession d‘une participation d‘environ 30% du capital détenue par le principal actionnaire du groupe, le conglomérat chinois Shandong Ruyi, qui contrôle aujourd‘hui 82% du capital et entend descendre à 51%.

L‘évolution des participations des actionnaires restants (le fonds KKR à hauteur de 10%, les fondateurs et manageurs à hauteur de 8%) n‘a pas été rendue publique à ce stade.

L‘opération comportera aussi une augmentation de capital de 120 millions d‘euros qui contribuera au désendettement, afin de ramener le ratio de dette nette sur Ebitda à moins de 2,25 fois, contre 2,7 fois à la fin juin 2017.

En août, des sources avaient déclaré à Reuters que Bank of America Merrill Lynch, JP Morgan Chase et KKR Capital Markets avaient été choisis comme co-coordinateurs de l‘opération.

Ancien propriétaire de SMCP, le fonds KKR avait déjà envisagé de coter le groupe au printemps 2016, avant d‘opter pour une cession au chinois Shandong Ruyi pour une valorisation estimée alors à environ 1,3 milliard d‘euros, dette incluse. (Edité par Benoît Van Overstraeten)

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