September 17, 2017 / 10:18 PM / a year ago

LEAD 1-Le FDP allemand hostile aux propositions Macron sur l'Europe

(Actualisé avec revendication du ministère des Finances §§4-6)

BERLIN, 17 septembre (Reuters) - Le chef du Parti libéral-démocrate allemand (FDP) exclut d’intégrer une coalition gouvernementale avec la CDU-CSU d’Angela Merkel après les élections législatives du 24 septembre si la chancelière soutient les propositions françaises d’une intégration budgétaire accrue de la zone euro.

“La question la plus délicate est d’établir un programme sur l’avenir de l’Europe”, déclare Christian Lindner dans une interview publiée par le Welt am Sonntag. “Je crains que Mme Merkel ait déjà approuvé de nouveaux mécanismes de financement (pour l’UE) avec (le président français Emmanuel) Macron.”

“Tout ce qui va dans la direction d’un transfert financier au niveau européen, que ce soit un budget de la zone euro ou une union bancaire, est une ligne rouge pour nous.”

Appuyant les propos de Christian Lindner, un autre dirigeant du FDP, Alexander Hahn, pose comme condition à la participation de son parti à une coalition gouvernementale le fait d’obtenir le portefeuille des Finances.

“Le FDP ne devrait pas intégrer un gouvernement dans lequel il ne pourrait pas obtenir le ministère des Finances”, dit-il dans un entretien accordé au quotidien Bild daté de lundi.

Le portefeuille des Finances est détenu depuis 2009 par le conservateur Wolfgang Schäuble, le ministre le plus influent du gouvernement sortant.

Le bloc CDU-CSU part largement favori du scrutin de dimanche prochain mais il ne devrait pas obtenir la majorité absolue et ne pourra donc gouverner seul.

Emmanuel Macron s’est prononcé à plusieurs reprises pour un “vrai budget” de la zone euro, avec un ministre des Finances permanent et un contrôle démocratique. Il devrait préciser sa vision à l’issue du scrutin fédéral allemand.

Les libéraux du FDP, longtemps partenaires de coalition des conservateurs, ont disparu du Bundestag en 2013, n’ayant pas franchi le seuil requis de 5% des voix, mais les sondages les créditent aujourd’hui de 8 à 10% des suffrages. (Joseph Nasr; Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün pour le service français)

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