13 septembre 2017 / 15:06 / dans 10 jours

France-UBS en correctionnelle pour harcèlement moral

PARIS, 13 septembre (Reuters) - UBS France sera jugée en correctionnelle pour harcèlement moral de deux de ses anciens cadres, qui ont dénoncé un démarchage illicite présumé encourageant à la fraude fiscale, pratiqué par la banque suisse, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.

Le parquet de Paris avait émis des réquisitions en ce sens le 7 juin dernier.

Ces deux “lanceurs d‘alerte” sont un ancien responsable de l‘audit interne d‘UBS France, Nicolas Forissier, et une ex-responsable marketing, Stéphanie Gibaud.

Le premier a été licencié pour faute grave en 2009 et la seconde pour motif économique début 2012.

Selon Nicolas Forissier, une augmentation de salaire lui avait d‘abord été promise puis refusée, puis il s‘est vu refuser toute progression de carrière. Soumis à des pressions pour démissionner, il a finalement été mis à pied et licencié.

Stéphanie Gibaud a décrit dans un livre comment son ex-employeur organisait selon elle l‘évasion fiscale de riches Français en Suisse et raconté qu‘on lui avait demandé de détruire ses documents compromettants.

Elle aussi dit avoir subi de multiples pressions, dont sa rétrogradation, avant d‘être licenciée.

C‘est une affaire dans l‘affaire : la décision de renvoyer la maison mère UBS en correctionnelle pour démarchage illicite et blanchiment aggravé de fraude fiscale a déjà été prise en mars.

La banque suisse avait alors fait savoir qu‘elle contestait les charges pesant contre elle. (Emmanuel Jarry, édité par Yves Clarisse)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below