12 septembre 2017 / 10:08 / dans 13 jours

LEAD 1-France-Le taux du PFU sera bien de 30%-Le Maire

* Le Maire écarte toute idée de taux supérieur à 30%

* L‘objectif de déficit sera tenu “quoi qu‘il arrive”

* Gattaz juge inacceptable la baisse du taux de CICE (Actualisé avec déclarations Gattaz)

PARIS, 12 septembre (Reuters) - Le taux du futur prélèvement forfaitaire unique sur les revenus du capital sera bien de 30%, a déclaré mardi le ministre de l‘Economie et des Finances Bruno Le Maire, écartant l‘idée qu‘il soit un peu plus élevé.

“Je veux le redire avec beaucoup de clarté. Il ne sera pas à 31%, il ne sera pas à 32%, il sera à 30%”, a-t-il dit sur Radio Classique.

Les documents publiés lundi par les services du Premier ministre à l‘occasion d‘un déplacement d‘Edouard Philippe dans les Deux-Sèvres pour expliquer le plan d‘action du gouvernement en faveur des entreprises mentionnaient encore un taux de PFU “de l‘ordre de 30%”.

Dans ce contexte, un taux légèrement supérieur à 30% était évoqué par certains au vu des difficultés à boucler un projet de budget 2018 de l‘Etat permettant de tenir l‘objectif d‘un déficit public sous 3% du PIB, comme la France s‘y est engagée envers ses pairs européens, tout en intégrant les promesses de baisses d‘impôt d‘Emmanuel Macron.

L‘objectif de déficit sera tenu “quoi qu‘il arrive”, a déclaré Bruno Le Maire, “nous souhaitons respecter nos engagements européens pour préserver la qualité de la parole française” en Europe.

“C‘est un vrai combat, c‘est difficile”, a poursuivi le ministre, en soulignant que cela avait déjà conduit le gouvernement à faire en deux temps la suppression des charges salariales sur l‘assurance chômage et l‘assurance maladie annoncée initialement en totalité pour le 1er janvier 2018.

“RESPECTER LA PAROLE DONNÉE”

Dans une interview publiée mardi par Les Echos, Bruno Le Maire souligne que les prélèvements sur les entreprises et les ménages auront finalement baissé “d‘environ 10 milliards” d‘euros fin 2018, alors qu‘Edouard Philippe évoquait encore un montant de 11 milliards en juillet.

Dans la trajectoire des finances publiques présentée en juillet, le gouvernement a prévu de ramener le déficit public de la France à 2,7% en 2018, contre 3% en 2017. Il remonterait à 2,9% en 2019, année où les entreprises bénéficieront encore du crédit d‘impôt compétitivité emploi (CICE) mais aussi en parallèle de la transformation de celui-ci en baisse de charges.

Pour atténuer l‘impact de cette opération, chiffré à l‘origine à 20 milliards d‘euros pour les finances publiques, Edouard Philippe a confirmé lundi que le taux du CICE serait abaissé à 6% de la masse salariale des entreprises en 2018 contre 7% cette année.

Le président du Medef, Pierre Gattaz, a jugé que, dans ces conditions, la transformation du CICE en baisse de charges reviendrait à augmenter les prélèvements sur les entreprises.

Les projets du gouvernement “ne sont pas acceptables car ils conduiraient à augmenter à nouveau les prélèvements pesant sur les entreprises”, a-t-il dit lors d‘un point de presse. “Il est urgent que le gouvernement revoie sa copie.”

Pierre Gattaz a estimé qu‘il s‘agissait aussi de “respecter la parole donnée”, le précédent gouvernement ayant décidé de porter de 6% à 7% le taux du CICE après avoir renoncé à supprimer totalement la C3S (contribution sociale de solidarité des sociétés).

Pour lui, le gouvernement d‘Edouard Philippe “ne peut pas se contenter de revenir à six points sans autre forme de procès. Tout cela n‘est pas sérieux, ni pertinent, ni cohérent”. (Yann Le Guernigou, avec Leigh Thomas, édité par Yves Clarisse)

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