8 août 2017 / 11:40 / dans 4 mois

TAUX-Les achats de la BCE font reculer le "spread" Italie-Allemagne

LONDRES, 8 août (Reuters) - Le rendement des obligations d‘Etat italiennes à dix ans est tombé mardi à son plus bas niveau depuis six semaines, ramenant son écart par rapport à son équivalent allemand à son plus bas niveau depuis le début de l‘année, conséquence de l‘augmentation des achats de titres italiens par la Banque centrale européenne (BCE).

Des statistiques publiées lundi ont en effet montré que la BCE avait acheté en juillet bien plus d‘obligations d‘Etat italiennes (BTP) dans le cadre de son programme d‘assouplissement quantitatif que ne le prévoit la clé de répartition de référence.

Au total, la BCE et la Banque d‘Italie ont acheté pour 9,6 milliards d‘euros de dette italienne le mois dernier, soit près d‘un milliard et demi de plus que prévu par les “quotas” nationaux théoriques. Il s‘agit de l‘écart mensuel le plus important jamais enregistré au profit de l‘Italie.

“La déviation persistante par rapport à la clé de répartition du capital de la BCE est intéressante à noter, tout comme le fait que celle-ci ait acheté plus d‘obligations italiennes qu‘elle ne le devait. Cela constitue un soutien relatif pour les BTP”, dit Martin Van Vliet, responsable de la stratégie taux d‘ING.

Le rendement à dix ans italien a touché un point bas à 1,97% , ramenant l‘écart par rapport au rendement allemand sous 152 points de base.

Cet écart s‘est réduit d‘environ 25 points de base depuis un mois, ce qui traduit une demande accrue de titres italiens. Cette évolution peut aussi s‘expliquer par une augmentation du “carry trade”, c‘est-à-dire des achats de titres affichant des rendements relativement élevés financés par des emprunts à taux plus faibles.

Les achats de titres français et espagnols par la BCE ont eux aussi dépassé en juillet les “quotas” théoriques.

Ces écarts par rapport à la répartition de base des achats peuvent expliquer pourquoi les rendements des pays dits périphériques de la zone euro ont bien résisté le mois dernier au discours prononcé par Mario Draghi, le président de la BCE, au forum de l‘institution à Sintra, au Portugal, perçu comme le prélude à une diminution des soutiens de la politique monétaire dans les mois à venir.

Dhana Ranasinghe; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

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