2 août 2017 / 10:28 / il y a 20 jours

LEAD 1-StanChart chute en Bourse faute de dividende et de croissance

* Bénéfice imposable courant en hausse de 93% au S1

* L'action perd plus de 5%, faute de dividende

* La banque confrontée au défi du retour à la croissance (Actualisé avec citation du DG, cours de Bourse, précisions)

par Lawrence White

LONDRES, 2 août (Reuters) - Standard Chartered a fait état mercredi d'un bénéfice imposable courant en hausse de 93% au titre du premier semestre, à 1,8 milliard de dollars (1,5 milliard d'euros) mais l'action de la banque était néanmoins net recul en Bourse, faute de dividende et d'une croissance de l'activité.

La hausse des profits s'explique en partie par l'absence de pertes sur l'activité de private equity et sur créances douteuses qui avaient plombées les comptes des six premiers mois de 2016.

A fin juin 2017, les dépréciations sur prêts sont revenues à 583 millions de dollars contre 1,1 milliard il y a un an. Elles sont suivies de près par les intervenants de marché après que Standard Chartered a souffert d'une accumulation de mauvaises créances pendant des années.

"Nous sommes en position pour renouer avec la croissance et nous avons donné de premières indications encourageantes que nous le faisons", a déclaré le directeur général Bill Winters à des journalistes lors d'une téléconférence.

Le produit net bancaire de la banque britannique focalisée sur l'Asie s'est toutefois seulement stabilisé après deux années de restructuration et de lourdes pertes.

LE DÉFI DU RETOUR À LA CROISSANCE

Surtout, l'établissement a déçu les investisseurs en disant qu'il ne renouait pas encore avec la distribution de dividendes, ce qui entraîne une chute de quelque 4,5% de son action à la Bourse de Londres à 807,7 pence alors que l'indice regroupant les valeurs bancaire européennes perd 0,79% vers 10h25 GMT.

StanChart a dit qu'elle réexaminerait la question du paiement d'un dividende à la fin de l'année.

A la tête de la banque depuis deux ans, Bill Winters a réduit les coûts en annonçant plus de 15.000 suppressions de postes, renforcé la structure financière en levant plus de 5 milliards de dollars d'argent frais et a refondu le processus de décision sur l'octroi de crédit afin de réduire les risques. Il est désormais confronté au défi du retour à la croissance.

La banque a dégagé un rendement des fonds propres de 0,3% seulement l'année dernière, très loin de l'objectif de 8% qu'elle a d'ailleurs abandonné cette même année, illustrant ses difficultés à faire repartir le produit net bancaire à la hausse.

Un environnement de taux bas, les pertes de revenus liées aux cessions d'activités et la concurrence accrue sur ses marchés phare en Asie sont autant d'obstacles à la réalisation de cet objectif.

La banque a précisé que son ratio de capital "core", une jauge clef de sa solvabilité, avait atteint 13,8% à la faveur de l'amélioration de ses résultats. (avec la contribution de Simon Jessop, Marc Joanny pour le service français, édité par Benoît Van Overstraeten)

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