25 juillet 2017 / 12:20 / dans 2 mois

Le Sri Lanka limite le rôle de Pékin dans le port d'Hambantota

par Shihar Aneez

COLOMBO, 25 juillet (Reuters) - Le gouvernement sri-lankais a donné son feu vert mardi à une révision de l‘accord sur le port d‘Hambantota, dans le sud du pays, construit par la société chinoise China Merchants Port Holdings.

Le port de Hambantota, situé à proximité des principales routes commerciales mondiales, fait partie de l‘ambitieux projet chinois de “nouvelle route de la Soie”.

Le contrôle chinois du port, grâce à des investissements à hauteur de 1,5 milliard de dollars (1,3 milliard d‘euros), suscite des craintes en Asie car il pourrait servir de base militaire aux navires de Pékin.

Le nouvel accord n‘a pas encore été rendu public mais d‘après des extraits dont Reuters a pris connaissance, le gouvernement sri-lankais espère limiter l‘intervention chinoise dans l‘activité commerciale du port.

Deux entreprises vont se partager les opérations portuaires, ce qui devrait apaiser les craintes d‘un éventuel usage à des fins militaires du port, émises par l‘Inde, le Japon et les Etats-Unis.

China Merchants Port Holdings va participer à hauteur de 85% dans le port de Hambantota et a accepté de réduire sa participation à 65% au bout de dix ans.

Le reste des parts est détenu par l‘Autorité portuaire du Sri Lanka.

“Le gouvernement a approuvé l‘accord et nous attendons désormais l‘approbation du parlement. Il y sera présenté cette semaine”, a déclaré Dayasiri Jayasekera, le porte-parole du gouvernement.

Les deux parties ont cherché un compromis et les demandes sri-lankaises ont été entendues, apprend-on de source autorisée à l‘ambassade chinoise de Colombo.

“Ils ont souligné leur volonté de maintenir l‘équilibre dans les relations avec les autres pays. Cependant, l‘accord est toujours avantageux pour la Chine en termes de recettes.”

En octobre 2014, un sous-marin chinois avait fait escale dans le port de Colombo, dans l‘ouest du pays, financé à hauteur de 1,4 milliard de dollars par une autre société chinoise. Mais en mai dernier, les autorités sri-lankaises ont refusé une escale à un sous-marin chinois dans le port de Colombo, sur demande de l‘Inde.

New Delhi a toujours considéré que le Sri Lanka faisait partie de sa zone influence et espère lutter contre les désirs d‘expansion de la Chine dans l‘océan Indien.

Le projet officiel a été lancé en 2015 pour développer le commerce entre la Chine et les autres pays d‘Asie et d‘Europe et trouver de nouveaux moteurs de croissance à une économie chinoise en ralentissement. Il ne répertorie que 18 provinces participantes, mais, aujourd‘hui, plus de 30 régions et territoires chinois disent avoir une stratégie et des projets estampillés Route de la soie. (Arthur Connan pour le service français)

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