4 avril 2017 / 08:08 / dans 8 mois

BOURSE-AccorHotels monte, Morgan Stanley croit au nouveau modèle

PARIS, 4 avril (Reuters) - AccorHotels affiche la plus forte hausse de l‘indice CAC 40 de la Bourse de Paris mardi matin, soutenu par le relèvement de recommandation de Morgan Stanley, confiant dans l‘impact de la cession annoncée de la majeure partie des actifs immobiliers du groupe hôtelier.

Après une heure d‘échanges, le titre AccorHotels gagne 1,67% à 39,55 euros alors que le CAC est pratiquement inchangé et que l‘indice Stoxx européen du tourisme et des loisirs gagne 0,44%.

Morgan Stanley a relevé sa recommandation sur AccorHotels de “pondération en ligne” à “surpondérer”, avec un objectif de cours de 42 euros.

Dans une note, la banque américaine explique que la restructuration “radicale” entreprise par le groupe avec la cession annoncée de la majorité de ses actifs immobiliers devrait lui permettre de basculer vers un modèle “asset-light” (littéralement “pauvre en actifs”) et d‘être bien placé pour profiter à la fois d‘une reprise cyclique de l‘activité et de la consolidation du secteur.

Elle estime à cinq milliards d‘euros le produit potentiel des cessions, dont deux milliards pourraient être consacrés à des rachats d‘actions, et ajoute qu‘après l‘opération, le nouvel ensemble devrait être valorisé sur la base d‘un ratio cours/bénéfice de 14,6, soit 15% à 25% en dessous de ses principaux concurrents.

Fin février, en présentant ses résultats annuels, le groupe avait déclaré que les cessions immobilières, attendues d‘ici fin juillet, lui permettraient de “saisir les opportunités liées à la mutation de son industrie”, laissant anticiper de nouvelles acquisitions.

Morgan Stanley ajoute qu‘Accor supporte favorablement la comparaison avec ses principaux concurrents - InterContinental Hotels Group, Hilton, Marriott et Choice Hotels - aussi bien pour ce qui est des marges que de la croissance et des prix, tout en offrant un potentiel supérieur en cas de reprise cyclique, son revenu moyen par chambre disponible (RevPAR) et son taux d‘occupation ayant moins progressé que ceux de ses concurrents par rapport à leurs niveaux de 2008.

“Au final, nous ne voyons aucune raison pour laquelle la société devrait se traiter avec une valorisation décotée par rapport à ses pairs”, souligne la banque.

Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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