3 avril 2017 / 16:47 / il y a 8 mois

Echec des négociations entre Athènes et ses créanciers

ATHENES, 3 avril (Reuters) - Un nouveau point de friction entre la Grèce et le Fonds monétaire international (FMI) a fait échouer lundi les négociations en cours à Athènes et réduit les chances de conclusion d‘un accord entre la Grèce et ses créanciers avant la réunion cette semaine à Malte des ministres des Finances de la zone euro.

Les discussions entre les différentes parties achoppaient depuis plusieurs mois déjà sur des divergences d‘opinion sur les progrès réalisés par le gouvernement d‘Alexis Tsipras sur des sujets jugés prioritaires par les créanciers de la Grèce: amélioration de la situation budgétaire, réformes du marché du travail et du système des retraites.

Des sources proches des discussions déclaraient la semaine dernière qu‘un accord était à portée de main sur les principaux aspects de l‘examen de la mise en oeuvre du plan d‘aide international.

Une source a toutefois expliqué lundi que le gouvernement Tsipras, confronté à une opinion publique de plus en plus hostile, a décidé de repousser la mise en oeuvre de la diminution du montant des retraites. Selon une deuxième source, cette décision a incité le FMI à réclamer une réouverture des négociations sur la réforme du marché du travail.

“Il y eu des objections (à l‘accord) qui ne venaient pas des institutions directement impliquées dans les discussion”, a dit une troisième source sans plus de précisions.

Les représentants de l‘Union européenne et du FMI devaient revenir à Athènes pour régler les derniers détails des négociations avant la prochaine réunion de l‘Eurogroupe, programmée vendredi.

“Un accord a été trouvé à Bruxelles sur les principaux points mais il y a eu une rupture (des négociations)”, a dit l‘une des sources.

Athènes a besoin d‘une nouvelle enveloppe dans le cadre du plan d‘aide conclu en 2015 afin de faire face à ses prochaines échéances de dette, mais la dernière mission d‘experts dépêchée en Grèce s‘est achevée dans la tension à la fin de l‘an dernier sans permettre la conclusion d‘un accord.

Les discussions entre le gouvernement grec et les experts de la Commission européenne, du Mécanisme européen de stabilité, du FMI et de la Banque centrale européenne piétinent depuis des mois en raison de retards pris par certaines réformes et de désaccords entre les bailleurs de fonds eux-mêmes sur la participation du FMI au troisième plan de sauvetage, d‘un montant de 86 milliards d‘euros.

Le gouvernement grec a accepté en février d‘adopter de nouvelles mesures d‘austérité afin de convaincre le Fonds monétaire international de se maintenir dans le programme d‘aide à la Grèce comme le souhaitaient plusieurs capitales européennes.

Georgios Katrougalos, ministre délégué aux Affaires européennes, a expliqué lundi à la radio Skai que le FMI exigeait que la Grèce fasse de nouvelles concessions.

“Alors qu‘un accord était trouvé, après des concessions des deux parties, ils demandent davantage”, a-t-il dit, évoquant les exigences présentées par le FMI. (Renee Maltezou et Lefteris Papadimas avec Jan Strupcewski à Bruxelles; Nicolas Delame pour le service français)

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