21 mars 2017 / 16:11 / dans 8 mois

Les actions jugées de plus en plus surévaluées-enquête BAML

LONDRES, 21 mars (Reuters) - Les marchés actions mondiaux n‘ont jamais été jugés aussi surévalués depuis 17 ans mais il faudrait que les rendements obligataires augmentent fortement pour faire basculer les Bourses dans un cycle baissier, montre mardi l‘enquête mensuelle de Bank of America Merrill Lynch (BAML) auprès de gérants de fonds.

Menée auprès de professionnels gérant un total de 592 milliards de dollars (548 milliards d‘euros) dans le monde entier, elle a été réalisée entre le 10 et le 16 mars, période durant laquelle Wall Street a mis fin à sa série de records et la Réserve fédérale a relevé ses taux.

Un solde de 34% des gérants interrogés ont jugé les actions surévaluées, la proportion la plus élevée depuis 2000, précise BAML. Et ce, alors que la part des actions dans les portefeuilles se situe à son plus haut depuis deux ans, 48% des gérants surpondérant cette classe d‘actifs.

Sans surprise, c‘est le marché américain qui est jugé le plus surévalué selon 81% des gérants interrogés. A l‘opposé, 44% considèrent que les marchés actions émergents sont sous-évalués, proportion qui tombe à 23% pour la zone euro.

L‘indice Standard & Poor’s 500 est actuellement valorisé 18 fois les bénéfices attendus, contre une moyenne de long terme de 15.

La remontée des taux d‘intérêt est perçue comme le risque le plus important pour les actions pour 35% des gérants, alors qu‘ils ne sont que 21% à citer en premier lieu une baisse des bénéfices des entreprises.

Pour 36%, il faudrait que le rendement des emprunts d‘Etat à 10 ans américains remonte à plus de 3,5% pour enclencher un cycle de baisse des actions. Le rendement à 10 ans américain n‘a pas dépassé ce seuil depuis six ans et évolue actuellement à un peu plus de 2,4%.

Selon l‘enquête de BAML, le dollar n‘a quant à lui pas été aussi surévalué depuis juin 2006. Pour autant, ce déséquilibre et celui observé sur les actions n‘entament pas la confiance des gérants, qui restent majoritairement convaincus que les marchés ne sont pas menacés par une bulle et que la croissance comme les profits des entreprises vont continuer de monter.

Au total, 57% des gérants s‘attendent à une augmentation des bénéfices des entreprises au cours de l‘année à venir, contre 55% dans l‘enquête du mois dernier, une proportion proche de son plus haut niveau depuis sept ans, précise BAML.

Les élections des mois à venir en Europe et le risque de désintégration de la zone euro restent considérés comme le principal risque à la baisse pour les marchés mondiaux dans leur ensemble, devant la possibilité d‘une guerre commerciale, même s‘ils ont l‘un comme l‘autre diminué depuis février.

La proportion de gérants jugeant qu‘un krach obligataire est le principal risque a progressé à 18%, contre 13% en février. (Jamie McGeever; Marc Angrand pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below