17 mars 2017 / 11:28 / il y a 8 mois

Renault/Diesel-Une 2e association va se porter partie civile

PARIS, 17 mars (Reuters) - La CLCV (Association nationale de défense des consommateurs et usagers) a annoncé son intention de se constituer à son tour partie civile dans la procédure pour tromperie présumée sur les émissions diesel de Renault.

C‘est la deuxième association de consommateurs à engager cette démarche après l‘UFC Que Choisir en janvier.

“La CLCV, qui représente et défend l‘intérêt des consommateurs, a porté plainte (en octobre 2015) afin d‘obtenir la condamnation pour pratiques déloyales du groupe Volkswagen qui a contourné les tests anti-pollution par des manœuvres frauduleuses”, a indiqué la CLCV dans un communiqué publié jeudi.

“Pour des pratiques dont les conséquences semblent en l‘état analogues, nous préparons aussi une constitution de partie civile sur l‘action pénale qui devrait s‘engager à l‘encontre de Renault”, a-t-elle ajouté.

La CLCV a pris cette décision à la suite de la publication cette semaine d‘extraits du rapport de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) qui avait conduit la justice à ouvrir sur Renault une information judiciaire pour tromperie présumée en janvier.

“Ces faits sont susceptibles de porter préjudice aux centaines de milliers de consommateurs concernés, qui devront avoir réparation de leur préjudice”, poursuit l‘association.

Elle estime aussi que les automobilistes pourraient être en mesure de déposer à titre personnel dans le courant de l‘année “une plainte pour tromperie et pratiques commerciales déloyales auprès du procureur”. Cette affaire, ajoute-t-elle, démontre à nouveau que “l‘époque des tests en laboratoire calibrés pour satisfaire les constructeurs automobiles doit être une bonne fois pour toutes révolue”.

900.000 VÉHICULES POURRAIENT ÊTRE CONCERNÉS

L‘action Renault a chuté deux jours d‘affilée, mercredi et jeudi, après la publication d‘extraits du rapport de la DGCCRF où celle-ci dénonce une stratégie visant à fausser la performance des systèmes antipollution et pointe la responsabilité directe du PDG Carlos Ghosn. Renault a démenti à nouveau avoir enfreint les règles et équipé ses véhicules d‘un logiciel truqueur.

Vendredi, le titre du groupe automobile cède 0,6%, en ligne cette fois avec l‘indice des valeurs automobiles européennes .

Particulièrement montré du doigt pour l‘écart entre les niveaux d‘émission d‘oxydes d‘azote (NOx) enregistrés à l‘homologation et sur route par plusieurs de ses véhicules, Renault a annoncé en avril dernier un plan d‘amélioration de son système de dépollution.

La plage de température retenue pour un fonctionnement optimal, limitée jusqu‘ici à 17-35 degrés au nom, a expliqué Renault, de la fiabilité de ses moteurs, a été élargie progressivement à 10-45 degrés à partir de juillet sur la quasi totalité de la production.

En ce qui concerne les véhicules déjà en circulation, la plupart des automobilistes concernés ont commencé à recevoir en mars un courrier leur proposant un patch logiciel pour améliorer la performance environnementale de son moteur.

L‘opération, gratuite et volontaire, devait initialement commencer en octobre. Elle doit être bouclée d‘ici mai en France et d‘ici six mois dans le reste de l‘Europe.

Début 2016, Renault avait indiqué que le volume de véhicules concernés serait au final “certainement bien inférieur” à 700.000. Sur la base de la production récente de véhicules diesel du groupe, environ 900.000 véhicules pourraient finalement être concernés, dont un tiers en France. (Gilles Guillaume, édité par Cyril Altmeyer)

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