13 mars 2017 / 14:00 / dans 8 mois

Abe fait la promotion de Tokyo pour l'IPO d'Aramco

* Ryad va étudier la demande d‘Abe - porte-parole gvt. japonais

* Un groupe commun Aramco-TSE devrait étudier l‘IPO d‘Aramco

* Le Japon parmi les principaux acheteurs du pétrole saoudien

par Kiyoshi Takenaka et Osamu Tsukimori

TOKYO, 13 mars (Reuters) - Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a demandé lundi au roi Salman d‘Arabie saoudite d‘appuyer la candidature de la Bourse de Tokyo pour accueillir la cotation de Saudi Aramco IPO-ARMO.SE, le géant saoudien du pétrole et du gaz qui prépare son entrée en Bourse l‘an prochain.

En réponse, le monarque saoudien s‘est engagé à étudier le dossier japonais car il souhaite que les investisseurs japonais achètent des actions d‘Aramco, a déclaré Kotaro Nogami, secrétaire adjoint du gouvernement japonais.

Les deux dirigeants se sont rencontrés lundi au deuxième jour de la visite au Japon du roi Salman, qui effectue une tournée d‘un mois en Asie.

Les gouvernements des deux pays ont annoncé dans un communiqué conjoint qu‘Aramco et le Tokyo Stock Exchange (TSE, la Bourse de Tokyo) envisageaient de constituer un groupe de travail commun pour étudier une cotation au Japon du géant pétrolier saoudien.

L‘introduction en Bourse d‘Aramco est la pièce centrale du plan du gouvernement saoudien pour transformer l‘économie en favorisant l‘investissement et en réduisant sa dépendance aux hydrocarbures.

Le royaume entend coter jusqu‘à 5% du capital d‘Aramco sur Tadawul, le nom de la Bourse de Ryad, et sur un ou plusieurs marchés internationaux.

Outre Tokyo, New York, Londres, Hong Kong, Singapour et Toronto sont également en lice pour accueillir Aramco, dont l‘introduction en Bourse pourrait être la plus importante au monde avec jusqu‘à 100 milliards de dollars levés (94 milliards d‘euros).

Pour cette IPO, les banquiers et les avocats estiment cependant que la Bourse de Tokyo n‘est pas la mieux placée en raison de la forte concurrence des autres places internationales et du peu d‘enthousiasme en général des investisseurs japonais pour les entreprises énergétiques comparé à d‘autres secteurs tels que les nouvelles technologies. La volatilité du yen constitue également un handicap.

Les banques et entreprises japonaises et asiatiques devraient néanmoins jouer un rôle majeur dans les projets du royaume visant à développer les industries non pétrolières et à accroître ses investissements internationaux.

L‘Arabie saoudite est le premier fournisseur de pétrole au Japon et les raffineries japonaises et d‘autres importateurs de brut ont acheté pour environ 2,2 milliards de dollars de pétrole saoudien en janvier.

Les deux pays ont également signé lundi des accords de coopération économique dans les domaines de l‘industrie, de l‘énergie et de la finance, ainsi qu‘un accord-cadre en vue de créer une zone économique spéciale avec l‘Arabie saoudite.

Ryad et Tokyo ont en outre accepté de lancer une étude de faisabilité sur la production de véhicules en Arabie saoudite. Le Nikkei a rapporté samedi que Toyota cherchait à construire une usine dans le royaume. (Claude Chendjou pour le service français, édité par Véronique Tison)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below