8 mars 2017 / 12:57 / il y a 9 mois

BOURSE-EDF chute après le lancement de son augmentation de capital

PARIS, 8 mars (Reuters) - Le titre EDF chute de plus de 7% mercredi à la Bourse de Paris, alors que l‘électricien français a lancé son augmentation de capital qui doit lui permettre de lever environ quatre milliards d‘euros.

A 13h47, le titre accuse la plus forte baisse du SBF 120 (-7,13% à 7,986 euros) dans des volumes équivalents à quatre fois leur moyenne journalière en une séance complète sur les trois derniers mois.

EDF a annoncé mardi le lancement d‘une augmentation de capital avec un prix unitaire de souscription fixé à 6,35 euros par action nouvelle, qui fait ressortir une décote de près de 34% par rapport au cours de clôture de l‘action EDF lundi (9,618 euros).

“C‘est une décote bien plus importante que ce nous avions anticipé, qui implique un impact dilutif bien plus élevé”, observent les analystes de Morningstar.

Dans le cadre de cette opération, l‘Etat français a cédé pour 231 millions d‘euros de droits préférentiels de souscription (DPS), a fait savoir mercredi l‘Agence des participations de l‘Etat. L‘Etat français doit souscrire à hauteur de 3 milliards d‘euros à l‘augmentation de capital, soit 75% environ de l‘opération.

Malgré cette levée de fonds, l‘endettement d‘EDF devrait rester très élevé, préviennent mercredi les analystes de Goldman Sachs et de Deutsche Bank, qui maintiennent leurs recommandations à la vente sur le titre de l‘électricien.

EDF s‘est en effet fortement endetté, pénalisé par la baisse des prix de marché de l‘électricité et de lourds investissements dans le parc nucléaire français. Sa dette nette représente 5,3 fois l‘excédent brut d‘exploitation attendu pour 2018, un ratio bien au-dessus de la moyenne du secteur, soulignent les analystes de Goldman Sachs.

Pour l‘analyste de Deutsche Bank, “alors que l‘opération devrait permettre à EDF de se financer au cours des prochaines années, nous ne pensons pas qu‘elle sera suffisante pour couvrir le passif nucléaire à long terme ou une nouvelle vague de construction nucléaire en France”.

La valorisation du titre apparaît élevée, avec un ratio valeur d‘entreprise sur excédent brut d‘exploitation identique aux autres “utilities” intégrées alors qu‘EDF affiche une plus mauvaise génération de trésorerie, ajoutent les analystes de Goldman Sachs.

Par ailleurs, la rémunération des actionnaires est peu attrayante, avec un rendement moyen du dividende de 3,8% sur la période 2017-2020, inférieur de 30% au reste du secteur, indiquent-ils.

Goldman Sachs a abaissé son objectif de cours sur le titre EDF de 8,60 euros à 8,0 euros et estime que les autres utilities intégrées telles que Enel, E.ON et Iberdrola ont plus de potentiel. (Laetitia Volga et Blandine Hénault, édité par Marc Angrand)

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