3 mars 2017 / 10:37 / dans 7 mois

LEAD 1-CGG lance la restructuration de sa dette, le titre chute

* Nomination par le tribunal d‘un mandataire ad hoc

* CGG demande la conversation de la majeure partie de la dette

* Pas de rebond des marchés attendu en 2017

* La valeur boursière de CGG a fondu depuis 5 ans: bit.ly/2mhF0aP (Actualisé avec cours, graphique, contexte)

PARIS, 3 mars (Reuters) - CGG a annoncé vendredi la restructuration de sa dette de 2,3 milliards de dollars, affecté par la réduction drastique des investissements des majors pétrolières après plusieurs années de forte baisse des cours du brut.

Le spécialiste des services et équipements géophysiques, qui a achevé l‘an dernier le volet industriel de sa restructuration, a demandé au tribunal de commerce de Paris la nomination d‘un mandataire ad hoc afin de l‘aider à négocier avec ses créanciers, essentiellement des fonds détenus par Goldman Sachs, Och-Ziff ou encore Templeton.

CGG veut convaincre ces derniers d‘accepter de convertir en actions la dette non sécurisée (près de 1,9 milliard de dollars)ainsi que l’extension des échéances de la dette sécurisée.

A 11h25, le titre chute de 5,95% à 8,38 euros, plus forte baisse de l‘indice SBF 120 (-0,09%), après avoir touché en début de matinée un plus bas historique à 7 euros, en raison de l‘effet fortement dilutif de ce projet de conversion de la dette en capital et de résultats annuels jugés décevants.

Le titre subit depuis deux ans une descente aux enfers.

Graphique de la performance boursière :

bit.ly/2mhF0aP

CGG a accusé en 2016 une perte nette de 577 millions de dollars après 184 millions de charges de restructuration et de dépréciations d‘actifs, et une perte opérationnelle de 213 millions sur la base d‘un chiffre d‘affaires en recul de 43% à 1.195,5 millions de dollars.

“Au vu de nos résultats du quatrième trimestre et du fait de conditions de marché qui restent difficiles, nous anticipons pour 2017 des résultats d’exploitation très similaires à ceux de 2016 avec néanmoins une génération de cash moins favorable”, a déclaré Jean-Georges Malcor, le directeur général de CGG, cité dans le communiqué de résultats.

“Dans cet environnement, et compte tenu d’une reprise de marché décalée dans le temps, nos résultats ne devraient pas nous permettre de générer le cash-flow nécessaire au service de la dette actuelle dans les années à venir”, a-t-il ajouté.

Le groupe a achevé l‘an dernier un plan de restructuration industrielle drastique, qui s‘est traduit par la réduction de 18 à cinq navires de sa flotte, la baisse de plus de 75% des coûts de structure de sa division marine et la division par deux des effectifs.

Un temps convoité par Technip qui a depuis fusionné avec le groupe américain FMC, CGG se dit ouvert à des alliances, à condition qu‘elles reposent sur une logique industrielle.

“Nous sommes prêts à regarder toutes les solutions si elles font du sens industriel”, a déclaré lors d‘une conférence téléphonique Jean-Georges Malcor, soulignant toutefois qu‘il ne croyait pas beaucoup à une consolidation du secteur.

Le communiqué :

bit.ly/2m1oxqJ (Jean-Michel Bélot, édité par Dominique Rodriguez)

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