28 février 2017 / 14:57 / dans 7 mois

LEAD 2-Athènes vise un accord provisoire d'ici l'Eurogroupe de mars

(Actualisé avec de nouvelles déclarations de Tsakalotos)

ATHENES, 28 février (Reuters) - La Grèce tentera de parvenir à un accord provisoire avec ses créanciers internationaux d‘ici la prochaine réunion des ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe) le 20 mars, a déclaré mardi le ministre des Finances Euclide Tsakalotos.

Athènes et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d‘Alexis Tsipras dans le cadre du plan d‘aide international.

“Les institutions resteront à Athènes une semaine, 10 jours. Nous tentons de parvenir à un accord technique d‘ici le prochain Eurogroupe, en mars”, a dit Tsakalotos à la Vouli (Parlement).

Le ministre a ajouté que le gouvernement avait convenu avec les créanciers que toute mesure supplémentaire serait de nature structurelles et que le Fonds monétaire international était disposé à discuter d‘une réforme du marché du travail.

Les discussions entre le gouvernement grec et les experts de la Commission européenne, du Mécanisme européen de stabilité (MES), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) piétinent depuis des mois en raison de retards pris par certaines réformes et de désaccords entre les bailleurs de fonds eux-mêmes sur la participation du FMI au troisième plan de sauvetage, d‘un montant de 86 milliards d‘euros.

L‘incertitude entourant ces discussions a ravivé les craintes d‘une nouvelle crise financière dans la zone euro, alors que les nerfs des investisseurs sont déjà mis à l‘épreuve par les prochaines échéances électorales aux Pays-Bas (mars), en France (avril-mai) et en Allemagne (septembre).

La Grèce n‘a pas besoin d‘emprunter avant le début du troisième trimestre mais si les tranches d‘aide ne lui sont pas allouées en temps voulu, elle risquera de faire défaut sur ses remboursements en juillet, à hauteur de 7,5 milliards d‘euros.

Les institutions européennes estiment qu‘Athènes parviendra à atteindre son objectif d‘un excédent primaire de 3,5% du produit intérieur brut - qui exclut le service de la dette - en 2018.

Le FMI, qui n‘a toujours pas décidé s‘il participerait au troisième plan de sauvetage, juge que la Grèce n‘y parviendra pas sans mesures d‘allègement de la dette et sans se serrer encore la ceinture.

Pour aider à sortir de l‘impasse, le gouvernement Tsipras a approuvé la semaine dernière des réformes impopulaires, portant notamment sur les impôts et les retraites, qui prendront effet en 2019.

Le Premier ministre grec, dont la cote de popularité décline, veut achever rapidement l‘examen des réformes avec les créanciers afin que la Grèce soit intégrée dans le programme de rachat d‘actifs de la BCE et retourne cette année sur les marchés obligataires.

De ce point de vue, Tsakalotos s‘est dit optimiste, “pour autant qu‘on en finisse d‘ici au 20 mars”, auquel cas, si le FMI était partie prenante à un accord, la procédure serait, selon lui “relativement simple”.

Le ministre a enfin dit que le gouvernement n‘accepterait qu‘un accord global, comportant des dispositions pour les objectifs d‘excédent primaire et les mesures d‘allègement de la dette post-renflouement.

Lefteris Papadimas et Michele Kambas; Jean-Stéphane Brosse et Wilfrid Exbrayat pour le service français

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