28 février 2017 / 12:01 / il y a 7 mois

Reprise des discussions entre la Grèce et ses créanciers

ATHENES, 28 février (Reuters) - La Grèce et ses créanciers ont repris mardi à Athènes des discussions pour examiner les réformes mises en place par le gouvernement d‘Alexis Tsipras dans le cadre du plan d‘aide international.

Les discussions entre le gouvernement grec et les experts de la Commission européenne, du Mécanisme européen de stabilité (MES), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) piétinent depuis des mois en raison de retards pris par certaines réformes et de désaccords entre les bailleurs de fonds eux-mêmes sur la participation du FMI au troisième plan de sauvetage de 86 milliards d‘euros.

Les ministres et technocrates n‘ont pas dit un mot à leur arrivée dans un hôtel du centre d‘Athènes, où un syndicat de gauche, le PAME, a prévu de se rassembler mercredi soir en signe de protestation.

“Aujourd‘hui, nous examinerons l‘écart budgétaire et toutes les mesures qui doivent être prises après 2018”, a déclaré un responsable du gouvernement.

L‘incertitude entourant ces discussions a ravivé les craintes d‘une nouvelle crise financière dans la zone euro, alors que les nerfs des investisseurs sont déjà mis à l‘épreuve par les prochaines échéances électorales aux Pays-Bas (mars), en France (avril-mai) et en Allemagne (septembre).

La Grèce n‘a pas besoin d‘emprunter avant le début du troisième trimestre mais si les tranches d‘aide ne lui sont pas allouées en temps voulu, elle risquera de faire défaut sur ses remboursements en juillet, à hauteur de 7,5 milliards d‘euros.

Les institutions européennes estiment qu‘Athènes parviendra à atteindre son objectif d‘un excédent primaire de 3,5% du produit intérieur brut - qui exclut le service de la dette - en 2018.

Le FMI, qui n‘a toujours pas décidé s‘il participerait au troisième plan de sauvetage, juge que la Grèce n‘y parviendra pas sans mesures d‘allègement de la dette et sans se serrer encore la ceinture.

Pour aider à sortir de l‘impasse, le gouvernement Tsipras a approuvé la semaine dernière des réformes impopulaires, portant notamment sur les impôts et les retraites, qui prendront effet en 2019.

Le Premier ministre grec, dont la cote de popularité décline, veut achever rapidement l‘examen des réformes avec les créanciers afin que la Grèce soit intégrée dans le programme de rachat d‘actifs de la BCE et retourne cette année sur les marchés obligataires. (Lefteris Papadimas; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below