7 février 2017 / 15:28 / dans 7 mois

LEAD 1-La Grèce ne cédera pas à des exigences "irrationnelles" du FMI

(Actualisé avec déclarations supplémentaires, précisions)

par Renee Maltezou

ATHENES, 7 février (Reuters) - La Grèce souhaite une conclusion positive et rapide de l‘examen engagé sur le plan d‘aide financière dont elle bénéficie afin de pouvoir bénéficier des rachats d‘actifs de la Banque centrale européenne (BCE) mais elle ne cédera pas aux exigences “irrationnelles” du FMI en faveur de nouvelles mesures d‘austérité pour favoriser sa participation à ce programme d‘assistance, a dit mardi un porte-parole du gouvernement.

Les discussions entre la Grèce et ses créanciers européens au sujet des mesures prises en échange de leur aide butent sur des désaccords en matière de politique budgétaire et de réformes des marchés du travail et de l‘énergie.

Le Fonds monétaire international (FMI) n‘a de son côté toujours pas décidé de participer à ce troisième plan d‘aide à la Grèce, d‘un montant total de 86 milliards d‘euros. L‘Allemagne prévient que, sans la participation du FMI, cette aide pourrait prendre fin prématurément avant l‘expiration prévue du plan en 2018.

Sans percée en vue, le rendement à deux ans des obligations d‘Etat grecques s‘est élevé mardi à son plus haut niveau en plus de sept mois, à environ 10%.

Sortir de l‘impasse pourrait permettre à la Grèce de bénéficier des rachats d‘actifs de la BCE, d‘obtenir une nouvelle tranche d‘aide et de faciliter le remboursement d‘un emprunt arrivant à échéance cet été.

DIJSSELBLOEM EXCLUT TOUT EFFACEMENT DE DETTE

“Une volonté de toutes les parties de prendre des initiatives pour combler les divergences de vues et la direction positive prise par l‘économie grecque concourent à une conclusion positive de cette question bientôt”, a dit le porte-parole du gouvernement grec, Dimitris Tzanakopoulos, à la presse.

Selon ce dernier, Athènes a “toutes les raisons de croire” que les négociations aboutiront prochainement étant donné le respect de ses engagements par la Grèce.

Le FMI a exprimé à plusieurs reprises ses doutes sur la viabilité de la dette grecque, ce qui le place en porte-à-faux avec les Européens, et sur l‘objectif assigné à la Grèce d‘un excédent budgétaire primaire de 3,5% de son PIB sur 10 ans sans recourir à de nouvelles mesures d‘austérité.

“La position du gouvernement est claire et elle a été catégoriquement affirmée (...) notre objectif est de ne pas céder aux exigences irrationnelles du Fonds monétaire international, qui insiste pour décréter des mesures de prudence (austérité) une fois le plan terminé”, a dit Dimitris Tzanakopoulos.

Dans sa revue annuelle de la politique économique de la Grèce, le FMI a appelé Athènes à élargir la base de l‘impôt sur le revenu et rationaliser les dépenses de retraite.

Le président de l‘Eurogroupe, le Néerlandais Jeroen Dijsselbloem, a exclu mardi tout effacement de la dette grecque mais il a dit que les créanciers pourraient envisager de nouvelles mesures pour en alléger le fardeau à condition que le gouvernement grec coopère en matière de réformes.

Une évolution de la position européenne paraît d‘autant moins probable que des élections sont prévues cette année en Allemagne, en France et aux Pays-Bas. (Avec Toby Sterling à Amsterdam; Juliette Rouillon et Bertrand Boucey pour le service français, édité par Véronique Tison et Wilfrid Exbrayat)

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