6 février 2017 / 15:04 / dans 10 mois

Une manne économique pour le retour de la Formule Un au Castellet

* 65 millions d‘euros de retombées et 500 emplois attendus

* Une manière de relancer le tourisme dans la région

* De grandes entreprises potentiellement intéressées par le site

LE CASTELLET, Var, 6 février (Reuters) - Le retour du Grand Prix de France de Formule 1 sur le circuit du Castellet (Var) à partir de 2018 doit s‘accompagner d‘importantes retombées économiques pour la région Provence-Alpes-Côte d‘Azur (PACA), estiment les autorités locales.

“L‘impact économique, c‘est 65 millions d‘euros de retombées pour le territoire et la création à terme de 500 emplois durables”, a affirmé lundi le président Les Républicains de la région, Christian Estrosi, qui s‘appuie sur un audit signé par le cabinet international Deloitte.

Un groupement d‘intérêt public (GIP) a été constitué lundi autour de la société gestionnaire du circuit varois, Excelis, qui a investi 80 millions d‘euros depuis 2002.

Les collectivités locales financeront 14 millions d‘euros sur le coût total d‘une trentaine de millions nécessaire à l‘organisation d‘un grand prix.

“Les études montrent qu‘un euro investi par les collectivités doit générer cinq euros de retombées”, a dit à Reuters le directeur général du circuit Paul Ricard, Stéphane Clair.

Il souligne que cinq millions d‘euros d‘investissements structurants ont déjà été apportés pour adapter le site aux normes actuelles.

“Il n‘y a pas de grand territoire sans grands événements”, résume le maire LR de Toulon, Hubert Falco, qui rappelle que la région PACA se classe deuxième après l‘Ile-de-France en terme de fréquentation touristique.

“UN NOUVEL ELAN” POUR LA RÉGION

“Un secteur qui a été durement frappé par l‘attentat de Nice l‘an dernier, les grandes villes en ont beaucoup souffert”, explique la vice-présidente de la chambre de commerce et d‘industrie du Var, Laurence Cananzi.

Elle voit le retour de la F1 au Castellet comme un “nouvel élan” pour dynamiser notamment les 80 hectares de la zone d‘activités de Signes, qui jouxte le circuit.

L‘objectif est d‘y créer une filière économique qui pourrait attirer de grands groupes industriels. “Les négociations sont en cours”, précise-t-elle sans citer de nom.

De source proche du dossier, on indique que l‘équipementier automobile américain Visteon ou encore le spécialiste de la sécurité numérique Gemalto pourraient être intéressés.

Christian Estrosi a pour sa part fait état de “contacts avec de grands manufacturiers européens et français”.

“Si cela ne change pas grand-chose pour nous, on est content de revenir sur un circuit historique comme le Castellet”, a dit le directeur de course de l‘écurie McLaren, Eric Boullier.

Le dernier Grand Prix de France s‘est disputé en 2008 sur le circuit de Magny-Cours (Nièvre). Le circuit du Castellet a accueilli l‘épreuve à 14 reprises entre 1971 et 1990, le dernier vainqueur étant le français Alain Prost.

Le contrat négocié avec la société Formula One Management (FOM) de Bernie Ecclestone porte sur une durée de cinq ans, avec un premier grand prix programmé à l‘été 2018. (Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse)

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