2 février 2017 / 21:26 / dans 8 mois

LEAD 2 -Wall Street poursuit son surplace, le Dow cède 0,03%

(Actualisé avec volumes, variations après-Bourse)

par Rodrigo Campos

NEW YORK, 2 février (Reuters) - Wall Street a fini sans grand changement jeudi, au terme d‘une séance hésitante, le marché restant sur la défensive après les mesures isolationnistes prises par le président Donald Trump ces derniers jours.

L‘indice Dow Jones a abandonné 6,03 points ou 0,03% à 19.884,91 alors que le Standard & Poor‘s-500, plus large, a grappillé 1,30 point (0,06%) à 2.280,85.

Le Nasdaq Composite a reculé de son côté de 6,45 points, soit 0,11%, à 5.636,20.

Les investisseurs tentent de déterminer les conséquences des dernières annonces de Donald Trump, comme sa condamnation (un “premier avertissement”) d‘un tir de missile balistique iranien dimanche, faisant suite à son décret anti-immigration et au retrait des Etats-Unis du Partenariat transpacifique.

Après avoir accueilli dans l‘euphorie l‘élection du candidat républicain en novembre, pariant sur de rapides baisses d‘impôts, des dépenses d‘infrastructures et des mesures de dérégulation, le marché marque le pas depuis fin décembre en s‘interrogeant sur les priorités véritables de Donald Trump.

Le S&P-500, indice de référence des gérants américains, est au même niveau qu‘il y a six semaines.

“Le marché n‘avait retenu que ce qui lui plaisait, comme les baisses d‘impôts”, constate Arian Vojdani, chez MV Financial à Bethesda (Maryland). “Maintenant on voit l‘émergence d‘une politique potentiellement protectionniste et populiste, qui serait néfaste pour l‘économie mondiale. C‘est pour cette raison que le marché est sur la défensive.”

Les investisseurs ont ainsi largement ignoré la saison des résultats alors que les bénéfices des sociétés du S&P-500 sont désormais attendus en hausse de 7,5% sur le trimestre octobre-décembre, selon les données Thomson Reuters I/B/E/S, ce qui serait leur meilleure performance en neuf trimestres.

Les indicateurs économiques ne suscitent guère plus de réaction. Après l‘enquête ADP et la composante emploi de l‘indice ISM manufacturier mercredi, l‘annonce d‘une baisse bien plus forte qu‘attendu des inscriptions au chômage la semaine dernière laisse pourtant augurer d‘une bonne statistique mensuelle des créations d‘emplois vendredi.

La Réserve fédérale a, comme attendu, maintenu ses taux d‘intérêt mercredi à l‘issue de la réunion de son comité de politique monétaire mais elle n‘a rien laissé filtrer sur la date d‘un prochain resserrement, attendant elle aussi d‘avoir plus de clarté sur la politique de Donald Trump.

Quelque 7,03 milliards d‘actions ont changé de mains, contre une moyenne de 6,75 milliards sur les 20 dernières séances.

MEAD JOHNSON BONDIT, RALPH LAUREN CHUTE

Six des 11 grands indices sectoriels S&P ont fini en hausse, avec en tête le compartiment défensif de l‘immobilier qui a gagné 1,25%.

Le groupe pharmaceutique Merck, en hausse de 3,35%, a signé la meilleure performance du Dow Jones après ses résultats trimestriels, dont les investisseurs ont surtout retenu des prévisions rassurantes pour 2017.

Philip Morris (+3,01%) a aussi été recherché après ses résultats alors que l‘assureur Metlife (-4,56%) et les papetiers International Paper (-5,58%) et Resolute Forest Products (-18,3%) ont été lourdement sanctionnés.

Sur le Nasdaq, Facebook a fini en baisse de 1,79% à 130,84 dollars après avoir atteint en matinée un record à 135,49. Le réseau social a publié mercredi soir des résultats trimestriels meilleurs que prévu mais en annonçant aussi d‘importants investissements pour 2017.

Amazon.com, Visa et Amgen ont à leur tour publié à la clôture, avec une déception sur les prévisions d‘Amazon tandis que Visa et Amgen gagnaient du terrain dans les transactions électroniques.

Parmi les valeurs moyennes, Ralph Lauren a chuté de 12,32%, à son plus bas niveau depuis six ans, après l‘annonce de la démission surprise de son directeur général.

En vedette, Mead Johnson a bondi de 21,41% après l‘annonce par le britannique Reckitt Benckiser de négociations avancées en vue de l‘acquisition du spécialiste de la nutrition infantile pour environ 16,7 milliards de dollars (15,5 milliards d‘euros).

Le distributeur Macy‘s, dont le New York Post a évoqué une possible vente, s‘est également distingué en gagnant 5,17%.

Affaibli par l‘attentisme de la Fed et le risque protectionniste, le dollar a reculé à un plus bas de huit semaines face à l‘euro, à 1,0828, avant de se reprendre pour revenir autour de son niveau de clôture de la veille à 1,0767.

L‘indice dollar, qui mesure son niveau face à un panier de six grandes devises, a pour sa part repris 0,16% à 99,792 après être tombé auparavant à 99,233, un plus bas depuis le 14 novembre.

L‘or, aidé par le repli du billet vert, a atteint un plus haut depuis la mi-novembre tandis que le rendement des obligations américaines à 10 ans a fini sans grand changement à 2,47% dans l‘attente des chiffres de l‘emploi vendredi.

Les cours du pétrole ont de leur côté clôturé en légère baisse sur le Nymex. (avec Yashaswini Swamynathan à Bangalore, Véronique Tison pour le service français)

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