30 janvier 2017 / 07:00 / dans 10 mois

ENCADRE-Lydia, virement mobile instantané et sécurisation à distance

PARIS, 30 janvier (Reuters) - L‘application Lydia, spécialisée dans les virements instantanés via un mobile, entend rassurer ses clients en appliquant les règles bancaires et en confiant la sécurité de ses données à des banques, a déclaré à Reuters son fondateur, Cyril Chiche.

Les données de paiement entrées pour un virement via Lydia sont uniquement stockées chez Payline, filiale de Monext (groupe Crédit mutuel Arkéa), ont assuré les responsables des deux sociétés.

Avant d‘arriver sur le compte du destinataire, l‘argent est stocké dans un compte de cantonnement chez BNP Paribas auquel Lydia n‘a pas non plus accès, a précisé Cyril Chiche.

Le fait que le paiement soit instantané (cinq à dix secondes au lieu d‘un jour, voire plus) tient au fait que les banques traditionnelles retiennent leurs transactions pour les compenser par “paquets” la nuit, expliquent des spécialistes du secteur.

“On a raccourci le processus préalable au virement et la notification de l‘autre partie”, résume Cyril Chiche.

Ce système, qui ne nécessite que le numéro de téléphone portable ou l‘adresse e-mail du destinataire d‘un virement, trouve son marché autant pour revendre sa poussette sur leboncoin.fr que pour payer son plombier qui évitera ainsi de repartir avec un chèque par nature plus incertain.

“Le téléphone, on l‘a toujours sur nous, (...) il y aura donc de moins en moins de transactions qui ne se font pas pour des problématiques purement logistiques”, souligne Marc-Henri Desportes, directeur général adjoint du spécialiste des paiements Worldline, scindé d‘Atos.

Lydia vise 2,5 à trois millions d‘utilisateurs fin 2018, cinq ans après son lancement, et compte séduire notamment les chaînes de distribution ciblant les “millenials” (18-35 ans) qui représentent 80% de ses utilisateurs.

La société compte quelque 650.000 particuliers (dont les deux tiers recrutés en 2016), mais la majorité des transactions est réalisée auprès de professionnels, a expliqué Cyril Chiche.

Lydia espère pousser les particuliers, qui effectuent des virements gratuitement entre eux, à utiliser ses services pour payer leur coiffeur ou leur médecin, auquel la société facture entre 0,7% et 1,5% de la transaction.

L‘immense majorité des quelque 11.000 professionnels utilisant Lydia n‘acceptait pas la carte bancaire auparavant, souligne Cyril Chiche.

Imitant Free sur le marché du mobile, Lydia a lancé une carte bancaire associée à Visa MasterCard à 3,99 euros par mois pouvant être configurée sur l‘application, notamment pour la désactiver par sécurité entre deux transactions. (Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

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