11 janvier 2017 / 12:50 / il y a 8 mois

RPT-Merck prend de l'avance dans le traitement combiné du cancer du poumon

(Répétition titre, texte sans changement)

* La FDA accepte une procédure accélérée pour le Keytruda associé à la chimiothérapie

* Décision attendue d‘ici au 10 mai

* Merck pourrait prendre un avantage sur AstraZeneca, Roche et Bristol

11 janvier (Reuters) - Merck a pris de l‘avance face à ses concurrents dans la course au développement de traitements du cancer du poumon associant l‘immunothérapie et d‘autres médicaments, ce qui pourrait lui assurer un avantage important dans la bataille pour le contrôle du plus important segment de l‘oncologie.

La Food and Drug Administration (FDA) américaine a en effet accepté de procéder à un examen accéléré de la demande de Merck portant sur l‘association de la chimiothérapie avec le Keytruda, un traitement immuno-oncologique, dans le cadre d‘une thérapie initiale contre le cancer du poumon à un stade avancé, a annoncé mardi soir le laboratoire américain.

Dans des échanges en avant-Bourse mercredi, le titre Merck gagnait 1,85% à 61,03 dollars.

De son côté, AstraZeneca, qui travaille sur un projet similaire, reculait de 1,24% à Londres vers 12h25 GMT. Le suisse Roche, également dans la course sur les traitements associant immunothérapie et médicaments, abandonnait 0,41%, alors que l‘indice regroupant les valeurs pharmaceutiques européennes perdait 0,16%.

Selon Merck, la FDA, principal autorité américaine de la santé, rendra sa décision au plus tard le 10 mai.

Bristol-Myers Squibb travaille également sur un traitement du cancer du poumon par une combinaison de traitements incluant l‘immunothérapie.

LE FEU VERT DE LA FDA N‘EST PAS ASSURÉ

L‘immunothérapie consiste à administrer des médicaments capables d‘activer et de mobiliser les défenses immunitaires. Elle a révolutionné certains domaines de l‘oncologie mais, utilisée seule, elle ne semble produire de meilleurs résultats que la chimiothérapie que chez les malades du cancer du poumon en traitement initial et ayant des niveaux élevés d‘une protéine appelée PD-L1.

Mais comme seulement un quart à un tiers des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules souffrent de tumeurs avec au moins 50% des cellules produisant la PD-L1, les traitements associant plusieurs produits peuvent concerner environ 70% du marché.

Les analystes d‘Evercore ISI estiment que le marché global du cancer du poumon au premier stade pourrait atteindre 14 milliards de dollars.

En octobre, Merck a présenté des résultats jugés pertinents d‘un essai de phase II à mi-parcours pour son traitement associant Keytruda et chimiothérapie, à l‘occasion d‘une conférence au Danemark. Mais de nombreux analystes pensaient jusqu‘à présent qu‘il devrait attendre des données de phase III avant de demander une homologation de la FDA.

“Si la FDA approuve sa demande, Merck sera soudainement catapulté loin devant tous les autres concurrents (dans l‘immunothérapie), qui poursuivent leurs propres recherches sur des combinaisons de traitements”, souligne Tim Anderson, analyste de Bernstein.

Jusqu‘à présent, Merck n‘avait pas dit être sur le point de déposer une demande d‘approbation pour son traitement et les analystes l‘attendaient jusqu‘ici pour la fin 2017.

Jeffrey Holford, analyste de Jefferies, souligne cependant que l‘octroi du feu vert de la FDA reste soumis à un risque “élevé” au vu des faiblesses relevées dans l‘étude de phase II.

Bill Berkrot et Ben Hirschler; Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten et Marc Angrand

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