5 janvier 2017 / 17:47 / dans un an

Bercy ne propose pas de solution pour Vivarte-syndicats

PARIS, 5 janvier (Reuters) - Les pouvoirs publics ne “proposent pas de solution” pour Vivarte, a estimé jeudi l‘intersyndicale du groupe d‘habillement en difficulté à l‘issue d‘une réunion à Bercy.

La rencontre qui s‘est tenue jeudi entre les syndicats et le cabinet du secrétaire d‘Etat à l‘Industrie “n‘a pas permis d‘avancer beaucoup”, a déclaré à la presse Gérald Gautier, délégué FO, à l‘issue de la réunion.

L‘intersyndicale a exposé “l‘ensemble des problématiques du groupe. Le ministère partage notre constat mais n‘a pas réellement de levier pour nous aider dans nos actions”, a-t-il déploré, se disant “extrêmement déçu”.

A l‘approche de la présentation d‘un énième plan stratégique par le tout nouveau dirigeant de Vivarte, attendu à la mi-janvier, les syndicats redoutent un démantèlement du groupe et de nouvelles suppressions massives d‘emplois.

Premier groupe français d‘habillement et de chaussures avec ses enseignes La Halle aux Vêtements, La Halle aux Chaussures, André, Minelli ou Kookaï, Vivarte est plombé par une lourde dette héritée de LBO (rachats avec effet de levier) successifs.

L‘entreprise connaît des difficultés structurelles depuis 2014, enchaînant cessions d‘actifs, réductions d‘effectifs et changements de dirigeants.

Mise à mal par une stratégie de montée en gamme inadaptée, elle souffre également de la concurrence de grandes chaînes comme H&M, Zara, Kiabi (famille Mulliez) ou Primark, dans un marché de l‘habillement très difficile.

Après avoir déjà fermé près de 300 magasins et supprimé plus de 1.600 emplois en mai 2015, Vivarte a engagé, début septembre, un plan de cession d‘une centaine de magasins La Halle aux Chaussures, sur un total de 683.

Ses marques Kookaï, Chevignon et Pataugas, ainsi que Merkal, chaîne espagnole de distribution de chaussures, ont également été mises en vente.

Mais en octobre, son président Stéphane Maquaire, ancien de Monoprix, a été brutalement démis de ses fonctions par les fonds propriétaires du groupe, six mois seulement après son arrivée , et a été remplacé par Patrick Puy, connu pour avoir rempli, à la tête d‘entreprises en difficulté, de nombreux mandats pour des fonds.

Des sources proches du dossier indiquaient récemment à Reuters que les principaux actionnaires de Vivarte - Oaktree, Alcentra, Babson et GLG Partners - souhaitaient maintenant pouvoir récupérer plus rapidement leur mise.

Le groupe a été placé sous mandat ad hoc en juillet pour renégocier une nouvelle fois sa dette, deux ans seulement après un abandon massif de 2,0 milliards d‘euros de créances qui avait fait de ses fonds créanciers ses nouveaux propriétaires.

Ramenée à 800 millions d‘euros à l‘été 2014, sa dette a presque doublé en deux ans, avoisinant aujourd‘hui 1,5 milliard d‘euros.

Vivarte a démenti, mercredi, vouloir céder sa marque de chaussures André. (Pascale Denis avec Sophie Louet, édité par Jean-Michel Bélot)

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