28 décembre 2016 / 23:43 / dans 9 mois

La SEC enquête sur la vente d'obligations au Mozambique-WSJ

MAPUTO, 28 décembre (Reuters) - La Securities and Exchange Commission (SEC) mène une enquête sur la vente de 850 millions de dollars (815,7 millions d‘euros) d‘obligations émises par le Mozambique par les banques Credit Suisse, VTB Group et BNP Paribas, rapporte le Wall Street Journal mercredi.

Le Fonds monétaire international a suspendu en avril son aide au Mozambique en apprenant l‘existence de deux milliards de dollars (1,92 milliard d‘euros) de prêts secrets et a insisté sur la nécessité d‘une enquête externe avant de reprendre son aide à l‘un des pays les plus pauvres du monde.

Les obligations ont été émises en 2013 pour financer les projets d‘une entreprise publique du Mozambique pour développer la pêche au thon mais le gouvernement a par la suite reconnu avoir également acheté du matériel militaire avec les fonds.

Le gendarme de Wall Street a demandé en novembre aux détenteurs d‘obligations des documents fournis par Credit Suisse, VTB et BNP Paribas pendant la vente des titres concernés, précise le Wall Street Journal qui a eu accès à une lettre de la SEC envoyée aux créanciers. Dans sa lettre, la SEC demande également aux investisseurs de lui faire part de tous les échanges avec les banques en relation avec ces obligations.

La SEC a refusé de commenter, tant auprès du WSJ et que de Reuters. Le ministère des Finances du Mozambique n‘a pas répondu aux demandes de commentaire de Reuters.

Personne n‘était immédiatement disponible chez BNP Paribas ou chez Credit Suisse pour commenter ces informations.

Les autorités financières suisse et britannique se penchent également sur le rôle de Credit Suisse et de VTB dans cet emprunt obligataire émis par le Mozambique.

VTB n‘a fait aucun commentaire mercredi mais en juin, lorsque les autorités suisse et britannique se sont intéressées à l‘affaire, VTB avait déclaré avoir été ouvert et transparent vis-à-vis du régulateur dans le cadre de l‘opération du Mozambique. Credit Suisse avait alors refusé de commenter. (Manuel Mucari, Avec Maya Nikolaeva à Paris et Silke Koltrowitz à Zurich, Juliette Rouillon pour le service français)

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