20 décembre 2016 / 15:57 / dans 9 mois

LEAD 2-France-Statu quo dans le conflit entre Uber et les chauffeurs VTC

(Actualisé avec appels à manifester, réaction Uber)

PARIS, 20 décembre (Reuters) - Uber et les chauffeurs de VTC ne sont pas parvenus mardi à s‘entendre sur les termes d‘une rémunération, laissant l‘issue du conflit et des négociations sous l‘égide d‘un médiateur souhaitées par le gouvernement incertaine.

La plateforme américaine a en effet refusé de geler l‘augmentation de sa commission comme le lui demandait le secrétaire d‘Etat aux Transports et proposé un fonds d‘aide aux chauffeurs qui ne satisfait pas les intéressés.

Plusieurs organisations de VTC en conflit avec Uber, dont CAPA VTC, ont appelé en conséquence à des actions tôt vendredi matin autour des aéroports parisiens d‘Orly et de Roissy.

Le gouvernement a rendu la plateforme responsable de l‘impasse.

Le Premier ministre, Bernard Cazeneuve, a déclaré au Sénat que le gouvernement était “absolument déterminé” à ce qu‘Uber “s‘engage dans la voie du progrès”.

Le secrétaire d‘Etat aux transports Alain Vidalies avait demandé lundi à la société Uber une “avancée immédiate” : le gel temporaire, le temps des négociations, de sa commission, récemment passée de 20 à 25%.

Il a déploré mardi son refus, regrettant dans un communiqué un choix “qui ne favorise pas le bon déroulement des discussions à venir”.

En contrepartie, la filiale française de la société américaine a annoncé la création d‘un fonds de deux millions d‘euros pour ses chauffeurs partenaires en difficulté en France, un geste dont le gouvernement a simplement pris acte.

Les conducteurs de véhicules de transport avec chauffeurs (VTC) font du retour à 20% de la commission prélevée par Uber sur les courses un préalable pour continuer les discussions.

Dans un communiqué, la société Uber affirme que ses tarifs et frais de service ”permettent la rentabilité la plus élevée du secteur pour les chauffeurs et se situent “à un niveau indispensable pour garantir la pérennité d‘Uber”.

Alain Vidalies souhaite que les négociations se poursuivent désormais sous l‘égide du médiateur nommé par le gouvernement, Jacques Rapoport, ancien président de la SNCF Réseau.

Elles devraient sur quatre thèmes - la tarification, les conditions de déconnexion des plateformes pour les chauffeurs, la protection sociale et les charges - avec pour objectif d‘aboutir à un accord d‘ici le 31 janvier 2017.

Mais l‘appel à de nouvelles actions de protestations pourrait compliquer la poursuite des discussions.

Uber se dit prêt dans son communiqué à participer à de nouvelles tables rondes mais uniquement en cas de “fin totale et durable de tous les blocages et de toutes les violences”.

La plateforme demande également la “participation active” de toutes les plateformes du même type à ces réunions.

Plusieurs centaines de conducteurs de VTC ont manifesté la semaine dernière contre la politique tarifaire des plateformes, au premier rang desquelles Uber.

Ces blocages, en particulier autour de l‘aéroport parisien d‘Orly, ont été émaillés de violences. Selon une source judiciaire, six conducteurs ont été placés en garde à vue vendredi pour violences, notamment envers des policiers. (Gérard Bon, édité par Yann Le Guernigou)

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