15 décembre 2016 / 03:30 / dans un an

Sommet russo-japonais pour avancer sur les Kouriles, l'économie

TOKYO, 15 décembre (Reuters) - Le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, accueille ce jeudi le président russe, Vladimir Poutine, pour tenter de trouver une issue à la querelle territoriale qui oppose Moscou et Tokyo depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Les îles Kouriles, administrées par la seule Russie, sont un archipel d‘îles volcaniques situées entre le nord du Japon et la pointe sud du Kamtchatka russe. Tokyo les revendique comme faisant partie du territoire japonais.

Faute d‘accord, les deux pays n‘ont pas signé d‘accord de paix formel depuis la fin du conflit mondial.

Si les deux parties devraient trouver des terrains d‘entente sur les dossiers économiques et approfondir leur coopération commerciale, il est peu probable que la question des îles Kouriles soit définitivement réglée lors de ce sommet.

Les deux dirigeants se rencontreront jeudi dans la circonscription de Shinzo Abe, dans le sud-ouest du Japon, avant de se retrouver vendredi à Tokyo.

Shinzo Abe s‘est engagé à résoudre le contentieux territorial, tant pour marquer l‘histoire que pour améliorer les relations avec Moscou et créer un front plus puissant face aux aspirations chinoises dans la région.

Vladimir Poutine n‘a en revanche pas grand chose à retirer de la signature d‘un accord qui pourrait ternir son image de défenseur de la souveraineté russe.

“Je ne nourris pas de grands espoirs, mais je ne suis pas pessimiste pour autant”, a souligné l‘ancien diplomate japonais Kunihiko Miyake, ajoutant que cette rencontre pourrait “être le premier jalon d‘une longue, longue marche.”

Du côté russe, on espère surtout nouer des partenariats avec des sociétés japonaises afin de trouver de nouveaux débouchés pour une économie asphyxiée par les sanctions imposées à Moscou par les Occidentaux, le G7 notamment, en raison de son rôle dans le conflit ukrainien.

Vladimir Poutine a déclaré cette semaine qu‘il serait compliqué de signer un traité de paix avec le Japon si la Russie continuait d‘être visée par des sanctions japonaises.

Le ministre japonais du Commerce, Hiroshige Seko, a toutefois exclu que la coopération économique avec la Russie vienne saper l‘unité du G7 sur la question des sanctions. (Linda Sieg, Nicolas Delame pour le service français)

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