8 décembre 2016 / 16:51 / dans 9 mois

LEAD 1-La BCE prêtera plus d'obligations pour fluidifier le marché

(Actualisé avec précisions et commentaire)

FRANCFORT, 8 décembre (Reuters) - La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé jeudi qu‘elle accepterait désormais des liquidités et plus seulement des obligations comme garantie pour les prêts de titres qu‘elle accorde aux banques de la zone euro, un moyen de réduire les tensions sur un segment capital du marché du financement à court terme.

Les 1.200 milliards d‘euros consacrés depuis près de deux ans par la BCE à ses achats d‘obligations publiques ont eu pour effet d‘inonder le système financier de liquidités mais aussi d‘assécher le “gisement” de titres bien notés, les plus utilisés comme collatéral pour des opérations de pension livrée ou “repo”.

Or ces opérations, dans lesquelles les institutions financières se prêtent les unes aux autres en échange de garanties, sont considérées comme vitales pour assurer le financement des opérations commerciales et la transmission de la politique monétaire à l‘économie.

En modifiant ses règles en matière de collatéral, la BCE espère donc fluidifier le marché du repo.

La BCE et la Bundesbank détiennent actuellement plus du quart des obligations souveraines allemandes en circulation, la catégorie de titres la plus prisée pour ce type de garanties, ce qui conduit certains fonds à accepter de payer jusqu‘à 1,5% pour emprunter une obligation allemande à dix ans, contre environ 0,4% seulement il y a un an, selon les données de l‘intermédiaire Icap.

Outre la BCE, les banques centrales nationales française, espagnole, belge, néerlandaise, irlandaise et surtout allemande adopteront les nouvelles modalités en matière de collatéral, dès jeudi prochain, 15 décembre.

Cette nouvelle règle ne s‘appliquera toutefois que pour un montant maximal de prêts de 50 milliards d‘euros et les obligations prêtées le seront à un taux d‘au moins -0,7%, que certains investisseurs jugent déjà dissuasif.

“Cinquante milliards d‘euros, ça n‘est pas tant que ça”, estime ainsi Peter Schaffrik, responsable de la stratégie macro européenne de RBC Capital Markets. “Si l‘on considère le taux pratiqué, il est relativement cher, ce qui ne devrait pas permettre de faire réellement baisser le prix du collatéral.”

Francesco Canepa; Marc Angrand pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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