3 décembre 2016 / 16:56 / dans un an

La Grèce vise un retour-test sur les marchés en 2017-Dragasakis

ATHENES, 3 décembre (Reuters) - La Grèce espère qu‘elle pourra tenter un premier retour sur les marchés financiers au premier semestre de 2017, préparation à un retour en bonne et due forme en 2018, estime son vice-Premier ministre Yannis Dragasakis.

Dans un entretien publié dans le quotidien Efimerida ton Syntakton de samedi, Yannis Dragasakis appelle les créanciers de la Grèce à faire une évaluation positive des progrès effectués par le pays dans le cadre de son plan de sauvetage financier lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro prévue lundi à Bruxelles.

Il faut que l‘Europe envoie “un message d‘espoir au peuple grec et à l‘Europe dans son ensemble”, déclare le vice-Premier ministre grec.

Pour tester les marchés dès 2017, la Grèce doit pouvoir faire partie du programme de rachats d‘actifs de la Banque centrale européenne (BCE), souligne Yannis Dragasakis. Or, pour que ceci se produise, le point sur son second plan de sauvetage doit être définitivement bouclé et des mesures d‘allègement de la dette, pas seulement à court terme mais aussi au-delà de 2018, doivent être définies.

“Il ne suffit pas que les chiffres s‘additionnent, les dates doivent aussi concorder. Nous devons avoir des assurances à la réunion de l‘Eurogroupe lundi”, a-t-il déclaré.

A propos des bisbilles entre les créanciers officiels de la Grèce que sont l‘Union européenne et le Fonds monétaire international, à propos de l‘objectif d‘excédent primaire à afficher après 2018, l‘adjoint d‘Alexis Tsipras a déclaré : “la Grèce est une fois de plus un champ d‘affrontement d‘intérêts plus larges.”

Le FMI doit encore décider s‘il reste et participe au financement du programme grec. L‘Allemagne le souhaite. Cela permettra de renforcer la crédibilité du sauvetage, estime le gouvernement allemand. La Grèce en est à son troisième plan de sauvetage.

Mais le FMI estime que la Grèce ne peut maintenir l‘objectif d‘un excédent primaire représentant 3,5% du produit intérieur brut (PIB) au-delà de 2018 si elle n‘adopte pas des mesures d‘austérité supplémentaires, ce que les autorités grecques ont par avance exclu.

“La seule source d‘incertitude sont les questions liées à la position du FMI et à l‘obsession de certains pays quant à sa participation dans le programme”, a déclaré Yannis Dragasakis. (Renee Maltezou; Danielle Rouquié pour le service français)

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