26 mai 2016 / 08:52 / dans un an

France-Pas de réquisition immédiate sur les carburants-Vidalies

PARIS, 26 mai (Reuters) - Le secrétaire d‘Etat aux Transports, Alain Vidalies, a écarté jeudi tout risque de pénurie de carburants et rejeté l‘hypothèse de procéder à des réquisitions dans l‘immédiat.

“On ne risque pas de manquer”, a-t-il déclaré sur Europe 1, en assurant que le gouvernement continuerait à débloquer les dépôts de carburant.

Dans ces conditions, il a exclu de procéder à des réquisitions de salariés. “La réquisition se fait dans des conditions juridiques qui ne sont pas réunies”, a-t-il souligné.

“La réquisition c‘est l‘exception et la dérogation au droit de grève”, elle ne répond pas à des critères politiques mais à des critères juridiques, a-t-il précisé.

Le Premier ministre, Manuel Valls, a pour sa part déclaré à BFMTV qu‘il ne fallait écarter aucune solution si le conflit durait. “Mais si j‘annonce aujourd‘hui la réquisition alors que les conditions juridiques ne sont pas remplies, ça ne sert à rien”, a-t-il ajouté.

Selon Alain Vidalies, il est possible de concilier le respect du droit de grève, du droit de manifester et du droit à la libre circulation.

Concernant la situation dans le secteur pétrolier, Alain Vidalies a indiqué que le recours aux stocks stratégiques de pétrole (trois jours sur l‘équivalent de 115 jours de réserve) n‘était destiné qu‘à accélérer la distribution.

Il a rappelé que deux des huit raffineries françaises fonctionnaient, celles d‘ExxonMobil, cinq autres étant touchées par la grève et une sixième en maintenance.

Il a ajouté que les dépôts de carburants étaient pleins. “On a débloqué onze dépôts et on continuera à les débloquer pour desservir les stations”, a précisé le secrétaire d‘Etat.

L‘approvisionnement en carburants s‘est amélioré dans l‘Ouest et dans le Nord du pays mais la situation reste tendue dans le Sud-Est et à Paris.

“On a battu depuis deux jours tous les records de consommation”, a dit Alain Vidalies en évoquant un “réflexe de précaution”.

La CGT annonce que la grève a été votée dans les 19 centrales nucléaires françaises et revendiquait une baisse de production électrique de 5.000 mégawatts jeudi matin. Mais Alain Vidalies a écarté tout risque de coupures d‘électricité.

“Tous les réseaux sont très interconnectés et nous sommes dans une période où nos capacités de production en Europe sont très importantes”, a-t-il expliqué. “Si nous avions des difficultés d‘alimentation avec nos ressources propres, nous pourrions acheter de l‘électricité.” (Myriam Rivet, édité par Emmanuel Jarry)

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