13 mai 2016 / 14:42 / il y a 2 ans

RPT-TCI persiste et signe chez Volkswagen

(Répétition titre)

par Maiya Keidan

LONDRES, 13 mai (Reuters) - Le fonds spéculatif TCI reproche au Land de Basse-Saxe de bloquer toute initiative visant à améliorer le fonctionnement de Volkswagen, a dit à Reuters un associé du fonds.

Dans une lettre adressée vendredi dernier au directoire et au conseil de surveillance du constructeur automobile, le fonds londonien réclamait déjà un changement du système de rémunération des dirigeants du groupe, qu‘il juge sous-performants et surpayés.

“Il y a deux politiciens qui siègent au conseil de surveillance et qui bloquent la moindre tentative de la direction d‘améliorer le fonctionnement et la productivité de la société parce qu‘ils tentent de protéger l‘emploi, ce qui n‘est pas bon pour la santé de l‘entreprise à long terme”, a expliqué Ben Walker, associé de TCI.

Protéger l‘emploi à court terme peut aboutir à supprimer des emplois à long terme, a ajouté Walker. “Ce que fait la Basse-Saxe ne tient pas debout”, a-t-il lancé.

Une porte-parole du Land n‘a fait aucun commentaire.

La Basse-Saxe, qui détient une participation de 20% dans Volkswagen, abrite le siège du constructeur automobile, ainsi que sa plus grande usine. Son Premier ministre Stephan Weil et son ministre de l‘Economie et du Travail Olaf Lies font partie des 20 membres du conseil de surveillance.

“Cette industrie est l‘une des plus concurrentielles au monde et pour l‘heure Volkswagen a les mains liées à cause des décisions de la Basse-Saxe”, a poursuivi Walker.

Même si le fonds ne détient que 2% des actions préférentielles de Volkswagen et aucune action ordinaire, l‘entreprise, les syndicats et la Basse-Saxe ne peuvent rester sourds aux récriminations des autres investisseurs, a-t-il dit.

“Volkswagen gère une énorme division de services financiers et il doit tous les ans lever plus de 30 milliards d‘euros sur les marchés de capitaux pour la financer; il ne peut donc ignorer les marchés (...) sans quoi c‘est l‘avenir de la société qui serait en péril”.

Pour Walker, l‘entreprise doit changer en partie pour assumer dans les deux à trois ans les coûts induits par l‘affaire des tests d‘émission truqués.

Avec Jan Schwartz, Wilfrid Exbrayat pour le service français

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